Mesrine, mon associé

Ce 'Bal des fauves' sera le plus beau qu'il ait organisé, et celui qui lui aura coûté le plus cher. Sans regrets, car il sait qu'être l'organisateur du bal libertin le plus prisé et le plus select de la capitale lui apporte bien plus en influence, réseau et obligés que toute autre mondanité, même plus coûteuse.
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mercredi 21 novembre

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Mémoires - Policier

Mesrine, mon associé

Braquage/Cambriolage - Prison - Faits divers MAJ mardi 06 novembre 2018

Note accordée au livre: 3 sur 5

Poche
Réédition

Tout public

Prix: 5,9 €

Michel Ardouin
Paris : La Manufacture de livres, janvier 2016
202 p. ; 18 x 11 cm
ISBN 978-2-35887-120-4

Plein d'ego et de conneries...

Voici la réédition d'un portrait au vitriol de Jacques Mesrine, par un Michel Ardouin sans concession. Michel Ardouin, c'était le milieu à l'ancienne. Et Jacques Mesrine ? Eh bien son spectacle... Construit sur d'autres valeurs. Michel Ardouin s'était associé avec lui parce qu'il devait taper des banques pour nourrir sa cavale. Jacques Mesrine était à son avis un très bon braqueur, avec même "une très forte personnalité sur le braquage" : calme, autoritaire, rassurant. Pour le reste, un mec à pulsions dont il raconte l'histoire. Celle d'un pauvre type au départ, littéralement, mégalo, qui a réécrit son histoire au Québec, pour en faire une romance pleine d'ego "et de conneries". Avec une constante : il faisait des affaires minables et débiles, à trois francs six sous. Ardouin l'a rencontré pour la première fois en novembre 1972, à Québec. Circonspect sur l'homme. Mesrine s'était fait surtout connaître à la suite d'une évasion collective spectaculaire dont il avait profité, et de son procès en 1971, au cours duquel il s'était appliqué à se construire une image d'ennemi public n°1. Jugé pour une affaire de kidnapping raté, il était accusé d'avoir tué une pauvre vieille femme... Mais le meurtre ne tenait pas la route aux yeux de Michel Ardouin. Mesrine lui apparaissait comme un type isolé, hors milieu, fantasque, mytho, orgueilleux. Au-delà du portrait décapant qu'il nous brosse d'un Mesrine dont cette image ne nous est à tout le moins pas familière, c'est son analyse de l'évolution du banditisme en France qui intéressera : comment il a évolué, entre autres, au fil des législations. Dans les années 1970, tout le monde se mettait au braquage, par exemple, car on prenait moins de prison que pour la drogue. Avec des spécialités : la BRED rapportait plus que n'importe quelle autre banque. Une publicité dont elle se passerait sûrement volontiers... C'est cette partie du récit qui est sans nul doute la plus intéressante, combinée à la tentative de remettre à une certaine place un braqueur qui semble s'être forgé sa légende.

Citation

Parmi les gens de ma génération, les hommes du milieu traditionnel, on compte 30 % de tués, 30 % au RMI et 30 % en prison à vie. 10 % de réinsérés.

Rédacteur: Joël Jégouzo lundi 06 juin 2016
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