Celui qui dansait sur les tombes

Peter Paon, le directeur du théâtre de la Volière, l'avait annoncé au journaliste Louis Flamant pour son canard, le spectacle marquerait la saison musicale. Il faut dire que le paon avait poussé la roue pour avoir les meilleurs interprètes du moment : Lalou Lalouette, Flavie Fauvette, Omer Lemerle, Robert Rosignol et Gaston Pinson. Vraiment, le paon était fier de sa production !
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Roman - Policier

Celui qui dansait sur les tombes

Drogue - Assassinat MAJ lundi 26 septembre 2016

Note accordée au livre: 2 sur 5

Poche
Réédition

Tout public

Prix: 7,8 €

James Patterson
The Midnight Club - 1988
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Patricia Delcourt
Paris : Archipoche, mars 2016
430 p. ; 18 x 11 cm
ISBN 978-2-35287-856-8

Au commencement était...

L'inspecteur John Stefanovitch est cloué dans un fauteuil roulant depuis une fusillade qui a coûté la vie à son épouse. Mais il n'en traque pas moins sa cible : Alexandre Saint-Germain, playboy international, psychopathe assumé et roi du trafic de la drogue. Mais voilà que ce même Saint-Germain est assassiné lors d'une descente au Midnight Club, une boîte SM new-yorkaise. L'inspecteur Isaiah Parker, dont le frère a également été assassiné, mais par des dealers, a rejoint la croisade de policiers voulant débarrasser le pays des trafiquants. Or le Midnight Club cache quelque chose de bien plus important, et à son insu, Parker pourrait avoir hâté l'émergence d'un nouveau caïd...
Pour les collectionneurs de l'auteur, cette réédition d'un ouvrage publié au Fleuve Noir en 2002 servira de pièce d'archéologie, puisque c'est sur ce roman que James Patterson (dont la carrière commença en 1977 avec La Saison des machettes, pas vraiment un succès mondial, suivi par quelques autres titres oubliés) rôda sa méthode. Une intrigue rappelant les testostérone-opéra cinématiques, un méchant forcément étranger comme le sont tous ces gens-là, des chapitres courts et un style sec permettant de faire oublier les redites et longueurs, tout est déjà en gestation avant les débuts d'Alex Cross. Il ne faut pas trop se soucier de vraisemblance, mais l'ensemble remplit le contrat du roman d'aéroport qui est de distraire à tout prix. Certaines scènes atmosphériques pourront surprendre, l'auteur ayant depuis évacué ce genre de considérations. L'ensemble serait même dans le braquet supérieur de James Patterson, surtout après plusieurs "Alex Cross" décevants, s'il n'y avait cette fin précipitée conforme au vieil adage hollywoodien du "Il suffit de tuer le méchant et tout redeviendra Comme Avant" - alors que l'on insiste sur les ramifications internationales du trafic de drogue ! On imagine que les prétendants au trône ne manqueront pas... On regrettera aussi de ne pas avoir à la traduction Sébastian Danchin, spécialiste du style (ou absence d'icelui) Patterson. N'empêche, en poche, pourquoi pas, puisque les amateurs y trouveront ce qu'ils recherchent ? Le roman populaire, c'est aussi ça...

Citation

Les gens disaient que Stefanovitch avait le look d'une star de cinéma excentrique, et ce n'était pas pour lui déplaire. Par les temps qui couraient, les stars de cinéma excentriques semblaient mener le monde.

Rédacteur: Thomas Bauduret lundi 26 septembre 2016
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