Shotgun Alley

Raymond Drew voulait mourir sur le chemin de halage. Au bord de la rivière, même s'il n'y avait pas de soleil, pas de ciel bleu sous lequel en finir avec la vie. Et tant pis si la terre était détrempée par la pluie quand il s'effondrerait.
Stuart Neville - Le Silence pour toujours
Couverture du livre coup de coeur

Coup de coeur

La Guerre est une ruse
Frédéric Paulin retrace avec intelligence l'histoire violente de l'Algérie entre 1992 et 1995, un...
... En savoir plus

Identifiez-vous

Inscription
Mot de passe perdu ?

dimanche 18 août

Contenu

Roman - Noir

Shotgun Alley

Braquage/Cambriolage - Arnaque MAJ dimanche 01 novembre 2009

Note accordée au livre: 4 sur 5

Poche
Réédition

Tout public

Prix: 7,5 €

Andrew Klavan
Shotgun Alley - 2004
Traduit de l'anglais (États-Unis) par William-Olivier Desmond
Paris : Le Seuil, septembre 2009
378 p. ; 18 x 11 cm
ISBN 978-2-7578-1485-7
Coll. "Policiers", 2217

Alley Road

Lorsque Bishop entre au Shotgun Alley, il dégage quelque chose. Il sait ce qu'il est : "le héros de son propre film. Un western, la scène où le porte-flingue entre dans le bar tandis que la musique s'arrête et que les cow-boys plongent sous la table parce qu'ils ont compris que les ennuis vont commencer." Bishop est un dur au regard clair. Un privé qui travaille au service de Weiss, cet ex-flic qui a monté sa société d'investigation. Sa mission : retrouver Beverly Graham, la fille d'un notable de San Francisco, et l'extirper des griffes de Cobra, dangereux biker entouré d'une bande de brutes à deux roues. Sa méthode : cogner, infiltrer, séduire. Signe particulier : une nonchalance poussée à l'extrême qui désarçonne les plus durs des truands, pousse dans son lit les femmes de ces derniers, agace son patron (et seul ami) et provoque l'admiration des jeunes enquêteurs en quête de modèle.

Andrew Klavan présente son livre comme une histoire vraie romancée. Une histoire qu'il a bien connue puisqu'il a lui-même travaillé pour la Weiss Investigation. Par ailleurs, Shotgun Alley est la suite de Dynamite Road, avec les mêmes personnages. Mais peu importe que l'histoire soit véridique et qu'il s'agisse d'une suite, tant le livre est bien construit : on peut en effet découvrir cette nouvelle intrigue sans soupçonner une seconde qu'il s'agit d'une suite. Quelle est la différence entre un méchant et un gentil ? Les méchants sortent leur flingue et tirent. Les gentils sortent leur flingue, hésitent... et tirent. Ce sont ces hésitations, ces petites failles dans le caractère des héros de Klavan qui leur donnent toute leur dimension. Ce sont elles qui font que l'on a beau savoir où l'on va, on ignore par quel chemin nous allons nous y rendre et ce que nous allons trouver, finalement, au bout.
Un roman qui sent l'huile de vidange et la transpiration et que l'on n'a pas envie de lâcher.


On en parle : L'Ours polar n°50

Citation

Par exemple, il a été viré des Hell's Angels il y a deux ans : trop instable, trop violent. Vous comprenez ce que ça signifie ? C'est comme [...] se faire virer de Los Angeles parce qu'on serait trop superficiel.

Rédacteur: Gilles Marchand mercredi 21 octobre 2009
partager : Publier dans Facebook ! | Publier dans
MySpace ! |

Pied de page