La Musique des Ténèbres

New York était une vraie ville, puissante et sexuelle.
Patti Smith - Just Kids
Couverture du livre coup de coeur

Coup de coeur

La Tempête qui vient
Le titre de ce nouveau roman de James Ellroy, par ailleurs deuxième volet du "Second quatuor de Los Angel...
... En savoir plus

Identifiez-vous

Inscription
Mot de passe perdu ?

mardi 19 novembre

Contenu

Roman - Thriller

La Musique des Ténèbres

Ésotérique - Musique - Scientifique MAJ vendredi 13 janvier 2017

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 18,9 €

Eric Bony
Montesson : City, juillet 2016
352 p. ; 24 x 15 cm
ISBN 978-2-8246-0802-0

Quand des pistes médicales prometteuses…

Lucien Bonnerive, ce brillant chercheur, est terrifié par la menace qui pèse sur lui. Il faut absolument qu'il prévienne quelqu'un du péril. Avec un clou rouillé, il se grave un message sur le torse puis se jette par sa fenêtre, du cinquième étage. Le capitaine Farid Bennoun, de la Criminelle, est à l'Institut Médico-Légal quand un légiste qu'il connaît bien l'interpelle car il a un client qui peut l'intéresser. Pendant ce temps, poursuivi, Bruno Lecomte n'a plus qu'une idée en tête : revoir Agnès, sa fille avec laquelle il est fâché depuis cinq ans. Il arrive près de chez elle et a juste le temps, par l'interphone, de lui demander de détruire Le Chant de la sorcière où ils vont tous mourir. Quand Farid l'appelle, Thomas Cazan vient d'interrompre une interview avec un gourou foireux. Lorsqu'ils se retrouvent, le capitaine lui annonce qu'on a trouvé, sur le corps du professeur Bonnerive, son nom gravé dans sa chair suivi de C4. Agnès, elle, tente de comprendre pourquoi son père est mort et le sens de son dernier message. C'est dans la doublure de son anorak qu'elle trouve une page de cahier d'écolier avec une portée de quelques notes et un message sibyllin. Elle décide de se rendre chez lui, à Noisy-le-Grand. Thomas Cazan, chez Bonnerive, trouve l'explication de C4. C'est une pièce de jeu d'échecs qui contient un petit papier. Agnès découvre le journal de son père. En sortant de chez lui, elle est agressée par deux minables caïds du quartier. Sur le message de Bonnerive, Thomas déchiffre quelques indications mystérieuses dont M600, BL... En recherchant dans les articles qu'il a traités, il retrouve un sujet sur un certain Bruno Lecomte, musicothérapeute. Il décide d'aller lui rendre visite et part pour Noisy-le-Grand. Entre-temps, Agnès fausse compagnie à ses agresseurs qui la poursuivent. Une silhouette sombre s'interpose et murmure "Elle est à moi.". Cette silhouette... fait brûler les deux voyous !

Éric Bony appuie son intrigue sur des pistes scientifiques aux retombées médicales. Avec Bonnerive, il évoque les maladies tropicales et, avec Lecomte, il évoque l'influence de la musique sur le vivant. L'auteur utilise, pour construire sa fiction, des éléments et des données réelles, des travaux menés par des individus qui ont été "excommuniés" par les tenants d'une ligne officielle. Antoine Priore créa, dans les années 1960, plusieurs appareils destinés à traiter le cancer avec des résultats probants sur les animaux, moins spectaculaires cependant sur les tumeurs humaines. Ne faisant pas partie du sérail, ne disposant pas d'un vocabulaire approprié de par son origine italienne et sa profession de technicien en électricité et électronique, sa dernière machine, la M600, ne put jamais rendre les services attendus. Il se base également sur Joël Sternheimer qui, bien que physicien, n'eut pas plus de succès avec ses avancées sur les liens qu'il pouvait y avoir entre des sons et la matière organique.
Pour mener cette intrigue le romancier reprend Thomas Cazan, dont les lecteurs ont pu suivre les aventures mouvementées dans Le Tombeau du Diable (même éditeur, 2015). Celui-ci est journaliste à ENIGM, le journal du paranormal. Éric Bony lui associe Agnès Lecomte, également journaliste à Science et Vérité. Avec les caractères de ce couple de héros, qui génère une belle empathie, leur créateur s'autorise des visions bien différentes sur des domaines dont la résonance frôle l'ésotérisme.
Si les données scientifiques sont très présentes, l'auteur donne la meilleure part à l'action, une action débridée mettant en scène des groupes de comploteurs telle une association discrète composée de grands laboratoires pharmaceutiques qui veille sur les intérêts de ses membres, des intérêts financiers essentiellement, les actionnaires ayant oublié les principes d'humanité d'un Hippocrate. Il met en scène des sociétés secrètes aux fondements ésotériques.
Avec La Musique des Ténèbres, Éric Bony propose un roman très agréable à lire, tant pour les multiples péripéties que pour les apports informatifs.

Citation

... avait d'emblée été impressionné par son style d'écriture, son efficacité et sa ténacité à traquer les fraudes scientifiques. Elle en avait d'ailleurs fait sa spécialité...

Rédacteur: Serge Perraud mercredi 14 décembre 2016
partager : Publier dans Facebook ! | Publier dans
MySpace ! |

Pied de page