Sharko

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lundi 23 septembre

Contenu

Roman - Policier

Sharko

Tueur en série - Secte MAJ lundi 21 août 2017

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 21,9 €

Franck Thilliez
Paris : Fleuve, mai 2017
576 p. ; 21 x 14 cm
ISBN 978-2-265-11559-0
Coll. "Fleuve noir. Thriller"

Sang pour sang

Lucie Henebelle hérite d'une affaire à laquelle s'intéressait son oncle Anatole, flic en retraite emporté subitement par une crise cardiaque : la disparition de Laëtitia Charlet, une jeune femme de vingt ans. Anatole soupçonnait Julien Ramirez, un individu ayant déjà eu affaire à la justice, dont la camionnette de chantier était présente sur les lieux de l'enlèvement. S'introduisant chez le suspect, Lucie tombe sur un musée des horreurs... et se fait agresser par Ramirez en personne, qu'elle doit tuer en légitime défense. Elle était entrée par effraction et risque de se retrouver accusée de meurtre. Prise de panique, elle fait appel à son compagnon Franck Sharko, qui se voit obligé de maquiller le décès et s'arrange pour que Lucie et lui soient chargés de l'enquête. On découvre vite que Ramirez ne se contentait pas de torturer des chats, mais se livrait à des rituels sataniques. Et il apparaît qu'une jeune femme se trouvait sur les lieux au moment du meurtre ! Pour Lucie et Sharko, c'est l'angoisse alors que l'affaire Ramirez les mène à une étrange secte obsédée par le sang. Et Nicolas, un policier au bout du rouleau, s'obstine et ne cesse de se rapprocher de la vérité... Y aurait-il, de plus, rapport avec l'étrange suicide d'un plongeur qui s'est livré volontairement aux requins d'un aquarium ?
On avait laissé Franck Thilliez avec l'excellent Rêver et son intrigue diabolique, n'étant pas sûr qu'il pouvait rééditer un tel exploit. Et, pourtant, on n'est pas déçu : en centrant le récit sur Lucie et Sharko, forcés de passer au-delà de la loi, traqués à leur tour par un policier au bout du rouleau particulièrement bien croqué, l'auteur tient un enjeu fort et fait partager l'angoisse des protagonistes qui, en même temps, soude leur couple. Quant à l'enquête, sans trop déflorer, elle suit une structure en entonnoir, prenant peu à peu des ramifications internationales, et implique une secte haute en couleurs qui semble sortie d'un roman de Maxime Chattam ! Le seul défaut du roman c'est son nombre de pages : 571 pages (!). C'est bien trop long. Surtout lorsque le véritable mobile régissant toute cette histoire apparaît enfin, présentant un méchant particulièrement flamboyant, car il tombe un peu comme un cheveu sur la soupe. Il fait brutalement entrer le roman dans une autre dimension qui, du coup, n'est pas explorée jusqu'au bout. Mais cela n'empêche pas d'apprécier cette enquête à la fois complexe et limpide dont le happy-end, pour une fois, n'a rien de surfait. C'est juste qu'après le feu d'artifice de Rêver (qui ressort dans le même temps en poche), il était dur de faire aussi fort...

Citation

Sharko n'avait rien connu d'autre que le 36. Ses cent quarante-huit marches usées jusqu'à la corde, ses odeurs de vieux bois et de tabac, ses mansardes agonisantes, ses bureaux exigus, son séchoir où l'on entreposait parfois les vêtements faisandés des cadavres, juste sous les toits en zinc. On atteignait peut-être les quarante degrés sous les combles, mais c'était chez lui.

Rédacteur: Thomas Bauduret lundi 21 août 2017
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