Euskal Barbecue

Le feu avait pris dans un pavillon indépendant d'un étage situé au milieu d'un lotissement délabré. Le jardin côté rue était en friche et la maison elle-même n'était pas mieux entretenue. Cette laideur négligée était maintenant camouflée, rongée par les flammes immenses qui s'échappaient des fenêtres aux vitres brisées. Le brasier dévorait la maison toute entière.
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lundi 17 février

Contenu

Roman - Policier

Euskal Barbecue

Assassinat - Terrorisme MAJ mercredi 20 décembre 2017

Note accordée au livre: 3 sur 5

Poche
Inédit

Tout public

Prix: 10 €

Aitor Berho
Pau : Cairn, septembre 2017
280 p. ; 18 x 12 cm
ISBN 978-2-35068-574-8
Coll. "Du noir au Sud"

Barbecue carbonisé

Bienvenue à Tarroa, au Pays basque, réputé comme le plus mauvais commissariat de France. Celui-ci ne peut recevoir qu'un seul agent et dispose de son propre jardin potager. Le travail consiste surtout à régler des différends entre bergers, ce qui demande une bonne connaissance des races animales, et à s'occuper de la contrebande d'alcool, ce qui suppose une bonne connaissance de la boisson. Deux domaines dans lesquels le commissaire Ferdinand Irrigaray excelle, à défaut d'autre chose. Et pourtant, contre toute attente, c'est à lui que l'on confie l'enquête sur la mort de Jean-Félix Gray, un cador de la police a la retraite, dont on a retrouvé le cadavre carbonisé. Mais ce n'est pas tout : on fait sauter la maison isolée appartenant à l'historienne Alba Xala, ne tuant que son compagnon. Or l'historienne avait fait publier un ouvrage de référence sur l'ETA. Aurait-elle réveillé d'anciens fantômes ? Et reste encore le plus grand des mystères : pourquoi avoir confié cette enquête à celui que l'on taxe de "plus mauvais flic de France" ?
Décidément, Gabriel Lecouvreur a tellement marqué la conscience polardière qu'il fait dire d'un roman "On dirait un 'Poulpe' !". Les arguments sont là : un personnage pittoresque, gros buveur (mais pas exclusivement de bière), une enquête au ton décontracté ponctuée de petites notations humoristiques... Et, au final, sans déflorer, une résolution particulièrement maligne qui réussit bien à relier de façon convaincante des fils apparemment irréconciliables. Pour un premier roman, on peut dire que Aitor Berho réussit plutôt bien son coup.

Citation

Un commissariat sans un bistro en face pour faire une pause, ça n'est pas humain.

Rédacteur: Thomas Bauduret lundi 18 décembre 2017
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