Le Sceau des sorcières

Durant l'heure et demie qui s'ensuivit, elle perdit plusieurs fois connaissance pendant qu'il lui infligeait des tortures cruelles et obscènes auxquelles elle n'aurait jamais imaginé que quelqu'un puisse survivre. Ce en quoi elle avait raison.
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Roman - Thriller

Le Sceau des sorcières

Social - Religieux - Ésotérique - Complot MAJ mercredi 21 février 2018

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 20 €

Jacques Vandroux
Paris : Robert Laffont, novembre 2017
556 p. ; 24 x 16 cm
ISBN 978-2-221-20045-2
Coll. "Thriller"

Sorcière, ma sœur...

Pas de chance pour la capitaine de police Nadia Barka : lorsqu'elle empêche trois brutes de violer une jeune femme, elle ignore que l'une d'entre elles est le fils d'un gros ponte qui entend bien retourner l'accusation contre elle, quitte à la salir. Et ce n'est pas tout : Isabelle Desmondières, une chef d'entreprise de Grenoble, est retrouvée assassinée et torturée. Les recherches entrainent les policiers du côté de sa sexualité débridée et du Gant de Velours, un club libertin qu'elle fréquentait. Mais un second cadavre, également disposé selon un rituel macabre, complique les choses. Seul point commun entre les victimes : un tatouage qui s'avère être le Sigillum maleficarum, le Sceau des Sorcières remontant à l'époque de l'Inquisition et son cortège d'horreurs. L'affaire pourrait-elle avoir sa source au XIIIe siècle, lorsque Margot, une guérisseuse locale, fut accusée de sorcellerie ? Les descendants de l'inquisiteur Marbœuf seraient-ils toujours sur la trace du trésor qu'était censé détenir la prétendue sorcière, soit la relique d'un saint ?
Voilà un thriller qui ne dévie guère des règles édictées par Jean-Christophe Grangé (pour Dan Brown, cité en quatrième de couverture comme pour enfoncer le clou, on se perd en conjectures, à moins qu'il ait posé un monopole sur le Vatican ?) : enquête complexe, rapport avec le passé, crimes, affaires enchevêtrées, implication de l'Église, même un bon vieux réseau pédophile sans lequel les auteurs de polar seraient orphelins. Autant pour l'originalité, mais quid de l'efficacité ? Pas de problèmes, elle est bien là, servie par un style certes basique, mais qui évite la série téloche prémâchée, lisse et insipide, tellement à la mode. Les traditionnels chapitres courts assurent un rythme trépidant et à part des flashbacks moyenâgeux pas forcément utiles, ces cinq cent cinquante pages se suivent sans temps mort. Certes, il reste quelques facilités de scénario, mais si on cherche quelque chose à lire dans le métro, le tramway, le TER ou faire passer plus rapidement un trajet en avion, le contrat est rempli. La littérature populaire (au sens noble), c'est aussi ça...

Citation

S'occuper d'une fillette de neuf mois était plus épuisant que traquer une bande de truands.

Rédacteur: Thomas Bauduret mercredi 21 février 2018
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