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lundi 24 septembre

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Roman - Policier

Au cœur du solstice

Psychologique - Vengeance - Secte MAJ vendredi 14 septembre 2018

Note accordée au livre: 2 sur 5

Grand format
Réédition

Tout public

Prix: 20 €

Jacques Vandroux
Paris : Robert Laffont, juin 2018
414 p. ; 24 x 16 cm
ISBN 978-2-221-21826-6
Coll. "Thriller"

Histoire de secte

La capitaine de police Nadia Barka s'est à peine remise de sa précédente affaire qu'un nouveau crime secoue la ville de Grenoble : le cadavre d'une jeune femme est déposé dans un ancien baptistère. Il apparaît vite que l'assassin a procédé à l'ablation de son cœur avec une précision toute chirurgicale. De son côté, un jeune homme ordinaire, Julien Lombard, se dit guidé vers les victimes par une apparition, une jeune femme tout de blanc vêtue. Hallucinations ? L'aspect religieux mène l'enquête vers les milieux satanistes, mais la vérité est plus incroyable encore : l'assassin croit, en mangeant morceau par morceau le cœur de ses victimes, se préserver du fantôme vengeur de son ex-épouse ! Mais il n'est lui même qu'un pantin, le jeu d'un individu tout à fait rationnel qui sait exploiter la folie et la soif de pouvoir de ses contemporains...
D'un thriller industriel, on ne demande pas l'originalité, mais l'efficacité, comme un plat certes connu mais dont le dosage des ingrédients fait toute la différence. Et à ce petit jeu, Jacques (ou plutôt Jacques et Jacqueline, puisqu'il est de notoriété public que tel Stieg Larrson, un couple se cache derrière ce nom) Vandroux est sinon un maître-queux, du moins un bon cuisinier. Langue relativement simple, peu de descriptions, science de la narration sans faille, héroïne récurrente (qui, cette fois, ne cache pas un Sombre SecretTM contrairement à la majorité des héroïnes de ce genre de romans), tout est là sans virer à la série téloche prémâchée. Pourtant, là, l'auteur a une petite baisse de forme et son intrigue, une fois dévoilée, est relativement simple. L'aspect fantastique s'estompe jusqu'à être oublié au point de passer pour un deus ex machina, et comme l'assassin, ses motivations, puis son identité sont assez vite connues, le dernier quart du roman se résume à la classique course-poursuite pour sauver une nouvelle victime. Rien de déshonorant, mais Jacques Vandroux nous avait habitué à mieux, même dans le domaine du roman populaire (au sens noble) moderne. Reste la science de la narration, toujours aussi impressionnante.

Citation

Le diable a effectivement été utilisé pour faire peur aux enfants, à des populations entières, et même à certains curés, il faut l'avouer. Ce n'est pourtant qu'une légende. Je n'entrerai pas dans les détails, mais il existe ce qu'on peut appeler diable, démons ou forces du mal. Mon objectif n'est pas de vous en convaincre et je vous demanderai juste de me croire, l'espace de quelques minutes.

Rédacteur: Thomas Bauduret vendredi 14 septembre 2018
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