Amour, impératif et pistolet

La fraude est un vol, exactement comme si elle était commise en plein jour et qu'on vous pointe un couteau sous la gorge. Certes, il n'y a pas de peur physique, mais on oublie ou on néglige le sentiment de choc et de trahison.
Anne Perry - Une question de justice
Couverture du livre coup de coeur

Coup de coeur

Le Passager clandestin
Douze années après avoir fait escale à Tahiti, Georges Simenon propose un roman noir exotique plombé de n...
... En savoir plus

Identifiez-vous

Inscription
Mot de passe perdu ?

samedi 15 décembre

Contenu

Roman - Aventure

Amour, impératif et pistolet

Psychologique - Enlèvement MAJ samedi 21 novembre 2009

Note accordée au livre: 3 sur 5

Poche
Inédit

À partir de 9 ans

Prix: 5 €

Hubert Ben Kemoun
Paris : Thierry Magnier, octobre 2009
48 p. ; 15 x 11 cm
ISBN 978-2-84420-774-6
Coll. "Petite poche"

L'amour ne se conjugue pas à l'impératif

Barnabé a écrit une lettre d'amour à Pauline. Malheureusement, le Gros Dédé l'a subtilisée dans son cahier de texte. La maîtresse donne un cours sur l'impératif. Aussi lorsqu'elle entend Barnabé ordonner au Gros Dédé de lâcher cette lettre et de se retourner, le félicite-t-elle tout en corrigeant ses fautes. Le drame sentimental et psychologique que vit Barnabé ne s'arrange pas quand un individu armé déboule, prend la maîtresse en otage et fait asseoir les enfants au fond de la salle. Il s'agit d'un amoureux éconduit qui n'a eu de cesse d'envoyer des lettres d'amour et des fleurs, le tout sans la moindre réponse de la maîtresse. Son désespoir est grand. La tension à son comble. Les enfants s'impatientent. C'est le moment que choisit Pauline pour affronter l'homme et lui expliquer ce qu'est vraiment l'amour, et répondre à la très longue attente de Barnabé. L'homme déboussolé va alors perdre son arme récupérée par la maîtresse. Les gendarmes vont l'arrêter pendant que dans la cours d'école les gamins refont le drame, et que Barnabé et Pauline se tiennent par la main.
Hubert Ben Kemoun a écrit un petit roman tout en prose qui mélange habilement amour, impératif et pistolet. Les mêmes drames sentimentaux d'une génération à l'autre n'ont évidemment pas les mêmes conséquences. Espérons cela dit que vingt ans plus tard, Barnabé n'ira pas mettre un flingue sous le menton de Pauline ! Un joli roman initiatique qui ajoute quelques grammes de finesse dans notre monde de brutes... et qui nous apprend que l'amour ne se conjugue sûrement pas à l'impératif !

Citation

Ce n'était plus de la grammaire, mais une prise d'otages. Je dis ça, mais question prise d'otages, je n'étais pas plus calée qu'en conjugaison.

Rédacteur: Julien Védrenne vendredi 20 novembre 2009
partager : Publier dans Facebook ! | Publier dans
MySpace ! |

Pied de page