Charlatans

Les ethnopsychiatres s'attachent à comprendre les mécanismes de pensée et le rapport au mal en fonction du contexte, du lieu et de la culture. Ainsi, un sujet né dans un pays en guerre aura un rapport à la violence différent de celui d'un gamin du XVIe arrondissement de Paris. Si le cas de Bibz avait été étudié, il aurait été considéré comme un enfant soldat. De ceux à qui on colle une Kalachnikov et qu'on envoie au front.
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Contenu

Roman - Thriller

Charlatans

Médical - Tueur à gages - Scientifique MAJ vendredi 18 janvier 2019

Note accordée au livre: 1 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 22,9 €

Robin Cook
Charlatans - 2017
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Pierre Reignier
Paris : Albin Michel, octobre 2018
576 p. ; 23 x 16 cm
ISBN 978-2-226-40319-3

Médecine molle

Le Boston Memorial Hopital est réputé pour être à la pointe de la technologie et mené d'une main de fer par le docteur William Mason. C'est pourquoi c'est la stupeur lorsqu'un patient, Bruce Vincent – en fait le chef de la sécurité de l'hôpital –, y meurt suite à une opération bénigne. Il apparaît que le bilan pré-opératoire était incomplet et que le patient n'a pas respecté l'obligation de se présenter à jeun. Le nouveau chef des internes, Noah Rothauser, découvre que son travail de rêve ne l'est pas tant que ça lorsqu'il doit définir les responsabilités après l'accident. Or le docteur Mason et l'anesthésiste, la belle et riche Ava London, se renvoient la balle. Mais lorsque Noah devient l'amant de London, sa déontologie est mise à rude épreuve. Pire, il en vient à se demander si la belle anesthésiste est vraiment celle qu elle prétend être. Et quel rapport avec ces deux tueurs traquant des bidouilleurs informatiques pour les éliminer ?
Robin Cook (à ne surtout pas confondre avec feu l'auteur homonyme de J'étais Dora Suarez) avait beaucoup à se faire pardonner après le calamiteux Cobayes, plagiat sans saveur de son propre Coma, mais là... Pour une fois, et malgré un peu d'appétence pour l'art délicat de la démolition en règles, nous serons catégorique : l'Américain Robin Cook est sec, fini, à plat, essoré, à bout. Faute de pouvoir insuffler la moindre tension, il mouline des pages et des pages où il ne se passe rien, abusant du jargon médical, disséquant les moindres faits et gestes du quotidien de ses personnages. Le seul vague embryon de suspense est maintenu par deux caricatures de tueurs apparaissant de temps en temps, comme si l'auteur se rappelait qu'il avait soulevé ce lièvre. Mais le pire, une fois de plus, est certainement qu'après plus de cinq cents pages (!) de délayage, il offre un ersatz de conclusion précipité qui laisse bien des points en suspens et se clôt artificiellement, donnant l'impression qu'il manque des pages - un comble. Et ce n'est certainement pas la traduction irréprochable de Pierre Reignier qu'il faut blâmer. On se doute que le tout s'adresse aux aficionados de séries téloches habitués à ce que l'on remplisse du temps avec du vide, mais là, l'auteur se fout du monde. À soixante-dix-huit ans, il est peut-être temps de prendre sa retraite...

Citation

La tour Stanhope possédait toutes les installations de l'hôpital du XXIe siècle, dont un ensemble de vingt-quatre salles d'opérations dernier cri ; appelées "salles d'opérations hybrides du futur" qui semblaient sorties d'un épisode de Star Trek. Elles se divisaient en deux ensembles circulaires de douze salles disposées comme les rayons d'une roue autour d'un "moyeu", le poste central, d'où les chefs de blocs pouvaient suivre ce qui se passait dans chaque salle soit par les douze fenêtres panoramiques de son pourtour, soit sur des moniteurs connectés à des caméras de surveillances.

Rédacteur: Thomas Bauduret vendredi 18 janvier 2019
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