Jeu de massacres

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Roman - Thriller

Jeu de massacres

Social - Tueur en série - Artistique MAJ mardi 04 juin 2019

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 22 €

James Patterson & Howard Roughan
Murder Games - 2017
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Philippine Voltarino
Paris : Archipel, janvier 2019
322 p. ; 24 x 16 cm
ISBN 978-2-8098-2560-2
Coll. "Suspense"

As sanguin

Chroniqueur criminel au New York Gazette, Allen Grimes s'inquiète lorsqu'il reçoit un livre par la poste avec pour marque-page une carte à jouer tachée de sang. Et pas n'importe quel livre : celui du professeur Dylan Reinhard, tenant une chaire en "comportements déviants". Quelqu'un voudrait-il l'assassiner ? La photo de l'auteur en quatrième de couverture a bien été mutilée. Mais pour l'inspectrice Elizabeth Needham, l'analyse du groupe sanguin, AB négatif, mène à un autre assassinat, celui de Jared Louden, le directeur d'un fond d'investissement, massacré à coups de couteau avec une grande violence dans sa maison d'un quartier huppé. Reinhart a autre chose à penser puisque, avec son mari Tracy, ils tentent d'adopter. Mais lorsqu'un nouveau meurtre est commis, signé par une carte à jouer, il est évident qu'il est pris dans les rets d'un tueur que l'on surnomme vite le Dealer. Or il y a deux genres de tueur en série : ceux qui veulent se faire arrêter et ceux qui veulent vraiment se faire arrêter. À moins qu'il ne s'agisse de faire porter le chapeau à un autre...
Redisons-le : l'œuvre de James Patterson, ou plutôt celle de ses employés, ne pouvant se comparer à personne, elle ne peut être comparée qu'aux autres produits que l'usine Patterson produit à un rythme effréné. Et là, avec la collaboration de l'auteur d'Infidèle et Un mensonge presque parfait, on est plutôt dans le haut du pavé, voire le très haut pour l'auteur. Tous les ingrédients sont là dans ce qui s'annonce comme une nouvelle série : un point de départ bateau (que Patterson, James lui-même a employé plusieurs fois), des chapitres courts, un style à la mitraillette... Où pourtant, fait inhabituel, Patterson a laissé passer de petites notations fort justes se rapprochant parfois de cet insaisissable style "dur-à-cuire". Cette fois, l'intrigue est plutôt ingénieuse, même si le mobile final semble tiré d'un chapeau dans la machine à produire des scénarios aléatoires de James Patterson, et les chapitres courts ne servent pas qu'à cacher la vacuité du tout, même si on retombe sur l'habituelle course-poursuite finale heureusement pas trop étirée. On notera en revanche que le fait de prendre un protagoniste homosexuel, pari risqué en ces temps de retour du puritanisme, n'a pas de véritable incidence sur l'intrigue. On le sait, James Patterson s'adresse surtout à un public de séries télévisées sans autre approche du genre, mais cette fois, le polareux (genre... un lecteur de k-libre) curieux ou qui tomberait dessus par hasard peut même tenter l'expérience.

Citation

La raison pour laquelle il ne fut jamais nommé à la Cour suprême des États-Unis n'était cependant un mystère pour personne : Kingsman était un athée déclaré. D'aucuns juristes vous diront qu'il s'agit plutôt d'un atout pour un juge, car c'est un gage d'objectivité. Mais allez donc expliquer ça à un sénateur républicain en campagne pour sa réélection. Ou même, en l'occurrence, à un sénateur démocrate.

Rédacteur: Thomas Bauduret mardi 04 juin 2019
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