Dans l'ombre du paradis

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mercredi 13 novembre

Contenu

Roman - Policier

Dans l'ombre du paradis

Social - Assassinat - Insulaire MAJ dimanche 20 octobre 2019

Note accordée au livre: 2 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 21,9 €

Viveca Sten
I maktten skugga - 2014
Traduit du suédois par Rémi Cassaigne
Paris : Albin Michel, mai 2019
428 p. ; 23 x 16 cm
ISBN 978-2-226-43823-2
Coll. "Thrillers"

Problèmes de voisinage

Il ne se passe rien dans la petite île de Sandhamm, sauf... Sauf lorsqu'y arrive Carsten Jonsson, un financier véreux, au moment précis où Nora Linde, de la brigade financière, y revient pour les vacances. Elle ignore que Carsten a été contraint de quitter Londres après un attentat visant sa femme, peut-être lié à ses affaires troubles en Russie. Carsten a également acheté toute la plage du sud de l'île, où il a fait entamer la construction d'une immense maison. Ce qui n'est pas sans engendrer quelques jalousies tenaces toutes suédoises... Celles-ci se matérialisent par des actes de vandalisme alors qu'il prépare une grande fête pour son arrivée sur l'île. Fête qui se solde par un drame : un incendie criminel détruit la villa et un cadavre est retrouvé dans les décombres. Un cadavre qui n'est pas celui de Carsten, lequel soupçonne aussitôt son vieil adversaire d'affaires Per-Anders Agaton, lui aussi résident de Sandhamm. Nora Linde demande l'aide de Thomas Andreasson pour venir à bout de l'affaire. Or le cadavre retrouvé dans la villa reste impossible à identifier...
Depuis la mode du polar nordique, selon cette habitude détestable de juger des romans par leur origine et non leurs qualités (entérinant donc le postulat de ce vieil Adolf, tout ça, c'est dans les gènes...), on imagine que "c'est très nordique" est l'un des derniers clichés d'usage dans les salons, renvoyant au "c'est très zen" appliqué à n'importe quel auteur japonais auquel on n'a rien compris. Rien d'étonnant à ce que Viveca Sten ait atteint ce Saint Graal moderne du romancier, à savoir se faire adapter en série télévisée (au cinéma, c'est dépassé) : il ne se passe quasiment rien durant ces plus de quatre cents pages bien tassées. Pas que l'auteur tire à la ligne de façon éhontée comme le Jussi Adler-Olsen moyen, mais il ne cesse d'arriver des choses sans intérêt, redondantes et/ou dispensables, les sauts de chapitre donnant artificiellement un vague rythme au récit. Inutile de dire qu'après tout ceci, la conclusion bien plus simple que tout ce qui l'a précédée nous sort un coupable tiré d'un chapeau qui aurait pu arriver cent pages plus tôt ou plus tard. On présume que les consommateurs de séries télévisées seront en terrain connu et que cela se vendra en tête de gondole. Mais même pour rester dans le registre nordique, il y a tellement mieux – le duo Anders Roslund-Börge Hellström, par exemple...

Citation

L'homme était avocat jusqu'au bout des ongles. Répondre à une question par une autre, contre-attaquer quand on était acculé. Cela semblait directement tiré d'un manuel de procédure.

Rédacteur: Thomas Bauduret dimanche 20 octobre 2019
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