Aux malheurs des dames

Louis Forestier appartenait à la première génération des 'mobilards', celle qui avait participé à la naissance des différentes unités de la police judiciaire. Devant la montée de la criminalité, que la désorganisation des services empêchait d'enrayer, Clemenceau et Célestin Hennion, le directeur de la Sûreté générale, avaient institué en 1907 un ensemble de brigades mobiles capables de se lancer à la recherche des criminels de droit commun sur tout le territoire.
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Roman - Policier

Aux malheurs des dames

Disparition - Mafia MAJ mercredi 23 décembre 2009

Le Crime d'une bête ou d'un homme ?

Le marché Saint-Pierre. Ventes de tissus à tous les étages. Pour toutes les bourses. Défilés de mode par intermittence. Le grand luxe. Enfin, le grand luxe il y a des années en arrière quand les gens confectionnaient leurs habits. Aujourd'hui le grand magasin vivote sous la direction des deux descendants des illustres fondateurs. Les deux frères sont souvent en bagarre car tandis que l'un essaye de porter le magasin à bout de bras, l'autre dilapide tout ce qu'il peut dans des jeux de poker hasardeux. Actuellement, il est sous la coupe d'un mafieux. Il lui doit beaucoup et essaye même de faire chanter son frère car il y a eu une sombre histoire de coucherie avec une cliente/fournissseuse il y a des lustres...
Cette année, les choses s'aggravent : des odeurs de fumée (sans feu) incommodent les clients, et les pompiers ne trouvent rien. Des lettres anonymes et des poupées vaudous sont placées aux portes du magasin. L'angoisse monte d'un cran lorsqu'une employée modèle, responsable de toutes les clefs du magasin, disparaît. Puis c'est au tour d'une seconde.
Mais qui peut être derrière cette histoire ? Un concurrent des grands magasins ? Le mafieux ? Un des deux frères pour liquider la société ? Un vengeur anonyme ? Léon, un personnage étrange et paranoïaque qui était épris de la première disparue ? La mystérieuse Rebecca qui prétend être sociologue et travailler au grand magasin pour ses enquêtes, mais semble surtout être une croqueuse d'hommes ? Les policiers de l'arrondissement ont fort à faire surtout que les indices s'évaporent, que les pistes ne mènent nulle part.
Les amateurs connaissent Lalie Walker qui a toujours réussi ses polars,depuis ses premiers textes aujourd'hui disponibles chez "Folio policier". Ici, encore elle montre ses forces en parvenant à nous placer à l'intérieur de la pensée de ses personnages décalés, un peu fous (parfois beaucoup). Même si l'histoire de vengeance sonne un peu improbable, elle vaut son pesant de suspense. Après des textes très noirs, elle parvient ici à trouver un accord plus discret entre des obsessions de tueurs et des éléments plus drolatiques : les interventions des pompiers qui n'arrivent pas à trouver de feu, les angoisses du tueur qui a du mal à mettre en scène ses crimes, entre autres. Elle se permet des décors souterrains, des poursuites sur les toits, des combles des grands magasins avec une belle aisance pour créer une atmosphère forte, prenante et pesante et un texte difficile à lâcher avant sa conclusion.

Nominations :
Calibre 47 2010
Prix polar en plein cœur 2010

Citation

De manière obsessionnelle, Violette pensait à ce mouvement de la machoire, évident, tellement instinctif qu'elle n'y avait jamais porté attention auparavant et désormais rendu impossible en raison de son bâillon.

Rédacteur: Laurent Greusard dimanche 20 décembre 2009
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