Au nom de la vérité

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mardi 24 novembre

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Roman - Thriller

Au nom de la vérité

Disparition - Complot - Insulaire MAJ vendredi 10 juillet 2020

Note accordée au livre: 1 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 22,9 €

Viveca Sten
I Sannigens namn - 2015
Traduit du suédois par Rémi Cassaigne
Paris : Albin Michel, juin 2020
490 p. ; 23 x 16 cm
ISBN 978-2-226-43824-9
Coll. "Thrillers"

Disparition validée

Nora Linde prépare son mariage avec Jonas lorsqu'elle est mise sur une nouvelle affaire financière, celle de Byggallians, une société de construction coulée par son PDG Niklas Winnerman (!) à force de puiser dans les caisses. Une histoire banale, mais celui-ci, chargé par son associé Christian Dufva, a toujours nié les faits qui lui sont reprochés. De plus, nul n'a retrouvé la moindre trace des dix millions qu'on lui reproche d'avoir détournés. Mais loin de ces affaires de gros sous, à Lökholmen, une île en face de Sandhamn, un camp de vacances rassemble soixante jeunes pour des activités en plein air sous l'autorité d'un moniteur. C'est alors que le jeune Benjamin, harcelé par des brutes, disparaît. Aurait-il été enlevé ? Pourtant, une autre jeune disparue du camp avait tout simplement fait une fugue pour rentrer chez elle. Mais on a vu plus d'une fois un inconnu rôder autour du camp et même s'introduire dans un des dortoirs. La police identifie alors un pédophile notoire en vacances sur son bateau au large de l'île. Elle l'arrête et tente de lui faire avouer où est séquestré Benjamin, bien qu'il nie toute responsabilité. Mais l'affaire rebondit lorsqu'on découvre le nom complet de l'enfant : Benjamin Dufva...
Cette série ayant touché le Saint-Graal des auteurs actuels, à savoir une adaptation en série télévisée (le cinéma, c'est dépassé), on présume qu'il faut la juger selon ce genre de critères. Est-ce qu'il ne s'y passe strictement rien ? Validé. Est-ce que le peu d'informations qu'il y a est répété un nombre incalculable de fois comme un disque rayé ? Validé. Est-ce qu'il n'y a pas l'ombre d'un suspense ? Validé. (Vrai, pour connaître toute l'intrigue, la quatrième de couverture suffit...) Est-ce qu'il y a un pédophile ou un mari violent, les deux méchants qui doivent obligatoirement figurer dans tout roman à grande diffusion (non négociable, ce doit une clause du contrat d'édition) ? Validé. Est-ce qu'il n'y a pas l'ombre d'un personnage un tant soit peu fouillé ou de bêtises tels que du style ou de l'atmosphère (la traduction n'étant nullement en cause) ? Validé. Pas de doutes, avec la force de frappe d'Albin Michel, le public visé sera touché, et s'il y a un doute, un "C'est très nordique !" arrondira les angles (comme il est toujours de bon ton de dire d'un auteur japonais ennuyeux et/ou auquel on n'a rien compris : "C'est très zen.") Les amateurs de bons polars, eux commenceront à penser que cette histoire de "Polar nordique" a de beaux relents d'arnaque, comme de juger une œuvre sur son origine et non sur ses qualités intrinsèques (entérinant l'idée que tout ça, c'est dans les gènes). Drôle d'époque...

Citation

L'apparence n'était pas sans importance, les jurés et les juges étaient aussi des êtres humains. Une allure soignée inspirait davantage confiance qu'une tenue mitée. Ce n'était pas pour rien si les prévenus issus des catégories sociales les plus élevées recevaient des peines plus clémentes que les défavorisés, aussi injuste que ce soit.

Rédacteur: Thomas Bauduret vendredi 10 juillet 2020
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