Déni de fuite

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lundi 23 septembre

Contenu

Bande dessinée - Policier

Déni de fuite

Psychologique - Social - Disparition MAJ vendredi 15 janvier 2010

Note accordée au livre: 4 sur 5

Grand format
Inédit

À partir de 12 ans

Prix: 10,95 €

Alain Dodier (scénario & dessin)
Cerise (coloriste)
Marcinelle : Dupuis, octobre 2009
54 p. ; illustrations en couleur ; 30 x 22 cm
ISBN 978-2-8001-4064-3
Coll. "Repérages"
Jérôme K. Jérôme Bloche, 21

Ce qu'il faut savoir sur la série

Jérôme K Jérôme Bloche est un détective privé à l'ancienne mode, à l'imper un brin usé et au solex poussif. Sous des airs parfois endormis – la sieste fait partie de ses méthodes de travail – cet enquêteur cache un sens de l'observation et de la déduction qui lui permettent de résoudre les cas les plus épineux. Cette série créée en 1982 par Dodier, Makyo et Le Tendre est devenue au fil du temps un classique de la bande dessinée policière, appréciée tout autant pour la qualité de ses intrigues que pour l'humanité de laquelle chaque nouvel album est imprégné.

L'aventure est en haut de l'escalier...

... et elle n'est pas plus loin que cela pour le sympathique Jérôme, qui trouve au petit matin la petite Caroline, trois ans, fille de son voisin de palier, seule en haut des marches. Son père a disparu, mais le détective retrouve assez vite sa trace : l'homme a été renversé au cours de la nuit par une voiture, juste sous les yeux de Burhan, l'épicier du quartier chez qui il était venu chercher une bouteille de lait. Burhan a eu le temps de voir le visage de l'homme dans la voiture, qui ne s'est pas arrêtée après l'accident. Cela aide peu Bloche, démoralisé par cette affaire car il doit annoncer à une petite fille que son père est dans le coma. Les événements se précipitent quand l'épicier reconnaît le chauffard à la télévision : c'est un sculpteur taillé comme un colosse, ce qui n'arrête pas l'intrépide Jérôme qui se lance aussitôt sur ses traces...

Cette vingt-et-unième aventure, cette fois cent pour cent parisienne, est encore une fois impeccablement narrée et construite, et comporte ce qu'il faut de rebondissements et d'indices laissés à la sagacité du lecteur. Au-delà de ce plaisir ludique qu'il procure, Dodier aborde, par touches successives, des questions plus "sociales" : que fait-on des enfants soudainement sans père ni mère ? Comment éviter de tomber dans le piège de la tentation de l'argent facilement gagné ? Comment réagir face à un événement dont on n'a plus aucun souvenir à cause d'une nuit trop alcoolisée ? C'est aussi ce qui fait la force de cette série : voici des thèmes, plutôt adultes, discrètement – ou frontalement – distillés, dans une œuvre identifiée jeune public (en raison principalement de sa publication dans Spirou). Au fil des albums, ce double niveau de lecture installé par Dodier est de plus en plus évident, et "JKJ Bloche" fait définitivement partie des séries dont l'estampille "Grand public" ne relève pas de l'usurpation.

Citation

Aston Martin. Connais pas cette marque ! Ça doit pourtant être français. Martin ça sonne français.

Rédacteur: Frédéric Prilleux jeudi 14 janvier 2010
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