Poétique du combat

Les bourreaux avaient vieilli ou étaient morts, les illusions s'étaient perdues et le calme était revenu.
André Fortin - Un été grec
Couverture du livre coup de coeur

Coup de coeur

La Guerre est une ruse
Frédéric Paulin retrace avec intelligence l'histoire violente de l'Algérie entre 1992 et 1995, un...
... En savoir plus

Identifiez-vous

Inscription
Mot de passe perdu ?

dimanche 24 mars

Contenu

Roman - Policier

Poétique du combat

Tueur en série - Hard boiled MAJ lundi 22 février 2010

Note accordée au livre: 3 sur 5

Poche
Inédit

Tout public

Prix: 10 €

Cyril Gely
Bihorel : Krakoen, janvier 2010
298 p. ; 18 x 12 cm
ISBN 978-2-916330-45-7
Coll. "Forcément noir"

Avoir Nerval dans la peau

Axel Mars est un ancien policier et boxeur. Il s'est reconverti comme détective privé et travaille assez pour oublier qu'il est célibataire, un peu paumé. Il a pour meilleur ami Varanger,un commissaire et pour ennemi intime son adjoint, le lieutenant Picone (il faut dire que l'épouse de Picone a été la maitresse de Mars). Pour un détective privé, ses affaires marchent plutôt bien. Il a une secrétaire Rachel qui vit avec une jeune étudiante, Florence. Cette dernière, à la faculté de droit, arrondit ses fins de mois comme enquêtrice. D'ailleurs, Mars vient de l'envoyer en mission d'infiltration dans une entreprise. Le patron ne comprend pas que sa boite autrefois florissante est actuellement en difficulté, comme s'il y avait un traitre à l'intérieur, qui vendait des informations à la concurrence.

Axel a également une "grand-mère" adoptive. Elle lui téléphone en pleine nuit. Elle vient de découvrir le corps d'une jeune fille au sixième étage de l'immeuble où elle vit. Axel arrive et sur les lieux du crime qui se révèlent une véritable boucherie. Malheureusement le suit d'une poignée minutes seulement et il a le droit à une première dispute frontale avec Picone.

Alors qu'il ne sait par quel bout prendre cette enquête, car la grand-mère veut qu'il découvre le meurtrier, Varanger le convoque chez le médecin légiste : la morte avait un mystère à révéler. Son assassin lui a écrit le premier vers d'un poème de Nerval au bas des reins... Le mystère se complique lorsqu'une deuxième victime est découverte, avec le deuxième vers et qu'un vieil ami de Mars se retrouve le principal suspect... Et cela ne fait que commencer... Surtout qu'entretemps Florence disparaît après avoir discerné des liens entre les affaires en berne de l'entreprise et l'église de Doxologie, une secte puissante.

Les éditions Krakoen, "petits mais costauds" disait une publicité il y a quelques années, ont un catalogue soigné qui s'étoffe avec le temps. Avec ce nouveau livre paru, la déception n'est pas au rendez-vous. En s'installant dans des personnages assez calibrés (un détective qui boit un peu trop, qui patauge, qui a un faible pour les filles, en conflit avec l'adjoint du commissaire qui est son ami), une intrigue que l'on pourrait croire elle aussi un peu balisée (un tueur en série qui signe ses méfaits en écrivant un poème sur ses victimes - c'est un sonnet que l'auteur a la délicatesse de donner en entier même si l'on arrête les meurtres avant que les quatorze vers ne soient en intégralité écrits), l'auteur joue sur un terrain miné. En créant un vrai personnage sous le stéréotype, en offrant une intrigue de qualité, en ménageant du suspense et des fausses pistes, il s'installe dans un sentier connu pour nous proposer une balade très personnelle. Le roman s'achève avec l'ouverture d'une nouvelle enquête prometteuse...

Citation

Elle roucoulait depuis avec un type moins intelligent et moins marrant, mais qui rentrait tous le soirs à 17 h 00. La belle vie, quoi.

Rédacteur: Laurent Greusard lundi 22 février 2010
partager : Publier dans Facebook ! | Publier dans
MySpace ! |

Pied de page