Un été pourri

À la Crim', il avait appris qu'il était plus pénible d'affronter les vivants que les morts. Si ces derniers étaient condamnés au silence, les proches des victimes déversaient leur souffrance, forçant l'empathie des policiers. Cette proximité avec le désespoir affectait les plus sensibles.
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Roman - Policier

Un été pourri

Hard boiled - Trafic MAJ vendredi 30 avril 2010

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 21 €

Steve Hamilton
A Stolen Season - 2006
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Pierre Namia
Paris : Le Seuil, mars 2010
296 p. ; 23 x 14 cm
ISBN 978-2-02-095909-4
Coll. "Policiers"

Un trafic de médicaments qui tombe à l'eau

Alex MacNight sauve de la noyade les passagers d'un Chris-Craft accidenté... mais ceux-ci deviennent vite agressifs, prétendant avoir perdu une mystérieuse boîte. Une affaire qui va entraîner Alex MacNight sur la trace d'un trafic de médicaments depuis le Canada. Or son amie flic, Natalie, infiltrée dans un gang, décide de s'incruster chez lui...
L'histoire du détective privé made in USA existe toujours en tant que niche éditoriale avec son association, la Private eyes writers of America, et son lectorat... souvent limité à une survivance exotique et passéiste basée sur ce bon vieux "c'était mieux avant". Pour un Lawrence Block ou un Ed Gorman, bien d'autres exploitent servilement des recettes usées jusqu'à la trame - et sont heureusement rarement traduits ! Malgré ce titre français - Un été pourri - peu inspiré (l'original signifiait "Une saison dérobée") Steve Hamilton se situe plutôt dans le haut du pavé, et ce roman, de par son histoire et son décor hivernal (apparemment, l'été du Michigan équivaut nos hivers...), rappelle Un plan simple de Scott Smith. Les deux principales intrigues s'entremêlent sans heurts, le récit reste fluide et crédible sans trop de clichés "dur à cuire" (sauf peut-être une invraisemblance sur la fin : si le narrateur n'a aucun mal à récupérer le McGuffin de service, pourquoi les méchants n'en ont-ils pas fait autant ?) et, surtout, c'est le travail sur les personnages et les ambiances qui emporte l'adhésion. Rien de révolutionnaire, juste une histoire solide bien racontée (et excellemment traduite) avec une belle brochette de personnages sous la présentation classieuse de la collection "Policiers" du Seuil, recommandée aux amateurs de "Série noire" à l'ancienne...

Citation

J'avais quitté la police et m'étais réfugié dans l'alcool. Ce n'est pas une histoire terriblement originale, et certainement pas quelque chose dont je suis fier.

Rédacteur: Thomas Bauduret mardi 27 avril 2010
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