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Bande dessinée - Policier

Waterloo 1911 - Un rouquin de trop

Énigme - Pastiche MAJ lundi 16 février 2009

Note accordée au livre: 4 sur 5

Grand format
Inédit

À partir de 14 ans

Prix: 12,9 €

Thierry Gloris (scénario), Emiliano Zarcone (dessin)
Virginie Blancher (coloriste)
Lorien (coloriste)
Paris : Delcourt, août 2008
48 p. ; 32 x 24 cm
ISBN 978-2-7560-0797-7
Coll. "Conquistador"
Waterloo 1911, 1

Ce qu'il faut savoir sur la série

Paris, 1911. La France possède un vaste empire, la Louisiane est presque aussi grande que les États-Unis et l'empire Ottoman est toujours sur pied. Et si Napoléon n'avait pas perdu à Waterloo en 1815 ?

Chronique

Alcée Poivron, conservateur au Musée des Colonies Impériales, vient frapper à la porte du détective Théophile Duroc : la "Sphère Olmèque", clou de l'exposition dont Poivron est le grand maître d'œuvre a été dérobée. Faisant d'abord preuve d'un enthousiasme modéré pour cette affaire, Duroc change soudain d'attitude lorsque Poivron lui montre des photos de la mystérieuse Sphère : le voici prêt à foncer au Musée sur l'heure et résolu à retrouver l'objet précieux. Mais le timide conservateur a omis de préciser au détective que le dernier propriétaire de la Sphère, à qui il l'a empruntée le temps de l'exposition, n'est autre que Monsieur Wu, chef de la triade locale... et qui goûte assez peu la disparition de son bien. Duroc va devoir prendre Poivron sous sa protection pour faire avancer une enquête qui s'annonce parsemée d'embûches...

Cette nouvelle série repose sur le principe de l'uchronie : loin d'avoir été défait à Waterloo, Napoléon a maintenu son empire, et la France de 1911 est la première puissance mondiale. Et le détective le plus célèbre de cette époque n'habite pas au 221B, Baker Street... mais au même numéro, de la rue du Général Boulanger. Une fois ce décor planté, Gloris brode une histoire finement ouvragée, en forme d'hommage, légèrement iconoclaste, à tous les détectives des débuts de la littérature policière.
Plaisant pastiche, ce premier tome fourmille de bons mots, le plus souvent lâchés par un Duroc qui, en sus d'être un brillant détective, se révèle un caustique causeur. Il fallait pour une telle histoire un dessinateur à la hauteur, Emiliano Zarcone est celui-là. Ses décors sont riches et fouillés – son Paris de 1911 est une franche réussite - et ses personnages hautement expressifs. Les couleurs du duo Blancher / Lorien viennent accentuer le côté étrange de certaines scènes et contribuent à la réussite de ce premier tome.

Citation

- Vous ne voulez toujours pas me révéler notre destination finale ?
- Non ! Mes tristes honoraires ne justifient pas que je fasse office de guide touristique...

Rédacteur: Frédéric Prilleux lundi 06 octobre 2008
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