Les Caves du Majestic

La rage, la soif de sang et les trous noirs alcooliques devinrent la seule forme de sérénité que je connusse [...] Je suis resté nombre d'années imbibé : j'ai obtenu un diplôme en auto-immolation et un doctorat en psychose chimiquement induite.
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Roman - Policier

Les Caves du Majestic

MAJ mardi 10 août 2010

Note accordée au livre: 4 sur 5

Poche
Réédition

Tout public

Prix: 5,6 €

Georges Simenon
Paris : Folio, juin 2010
214 p. ; 18 x 11 cm
ISBN 978-2-07-030450-9
Coll. "Policier", 590
Une enquête du commissaire Maigret

Actualités

  • 16/09 Édition: Parutions de la semaine - 16 septembre
    Inutile d'y aller par quatre chemins ! Les parutions de la semaine sont asphyxiées par Harlan Coben : en grand format avec Remède mortel, la nouveauté de chez Belfond, en poche chez Pocket qui réédite dans une nouvelle édition l'intégralité de ses romans, et en gros caractères, enfin, chez Feryane avec Faute de preuves.
    Mais il serait dommage de se limiter à ces thrillers alors que des romans d'Olivier Bordaçarre, Laura Lippman et Carlos Salem pointent le bout de leur nez, et qu'en poche se découvrent ceux de Jean-François Vilar ou même Francisco Gonzalez Ledesma. Signalons également la résurrection de la maison d'édition L'Écailler (anciennement du sud) avec deux romans de Marie Neuser et Noël Simsolo.
    Comme d'habitude, vous restez maîtres de vos choix...

    Grand format :
    La Force tranquille, de Olivier Bordaçarre (Fayard, "Noir")
    Remède mortel, de Harlan Coben (Belfond, "Noir")
    Un corbeau au presbytère, de Caroline Graham (Pygmalion, "Policiers")
    Printemps, de Mons Kallentoft (Le Serpent à plumes, "Serpent noir")
    L'Arbre au poison, de Erin Kelly (Jean-Claude Lattès)
    L'Évangile selon Francy, de Amanda Lind (First, "Thriller")
    Tes dernières volontés, de Laura Lippman (Le Toucan)
    Pilleurs d'amphores, de Gérard Loridon (Presses du Midi)
    Force brute, de Andy McNab (Nimrod)
    Flétrissure, de Nele Neuhaus (Actes sud, "Actes noirs")
    Je tue les enfants français dans les jardins, de Marie Neuser (L'Écailler)
    Une si petite mort, de P. J. Parrish (Calmann-Lévy, "Robert Pépin présente")
    Lieutenant Eve Dallas. 19-20, Visions du crime ; Sauvé du crime, de Nora Roberts (J'ai lu, "J'ai lu grand format")
    L'Honneur d'Edward Finnigan, de Anders Roslund & Börge Hellström (Presses de la Cité, "Sang d'encre")
    Je reste roi d'Espagne, de Carlos Salem (Actes sud, "Actes noirs")
    Bob Dylan et le p'tit quinquin, de Noël Simsolo (L'Écailler)
    Rouge Connemara, de Seamus Smyth (Fayard, "Noir")
    Séquestrée, de Chevy Stevens (L'Archipel)
    Dernière piste, de Taylor Stevens (Presses de la Cité, "Sang d'encre")

    Poche :
    Gurs 10.39, de Patrick Amand (Le Caïman)
    Blackburn, de Alex Barclay (J'ai lu, "Policier")
    Désordre du Tempe, d'Alain Blocier (Krakoen, "Forcément noir")
    Balle de match, de Harlan Coben (Pocket, "Noir")
    Une chance de trop, de Harlan Coben (Pocket, "Thriller")
    Dans les bois, de Harlan Coben (Pocket, "Thriller")
    Disparu à jamais, de Harlan Coben (Pocket, "Thriller")
    Faux rebond, de Harlan Coben (Pocket, "Thriller")
    Innocent, de Harlan Coben (Pocket, "Thriller")
    Juste un regard, de Harlan Coben (Pocket, "Thriller")
    Mauvaise base, de Harlan Coben (Pocket, "Thriller")
    Ne le dis à personne, de Harlan Coben (Pocket, "Thriller")
    Peur noire, de Harlan Coben (Pocket, "Thriller")
    Promets-moi, de Harlan Coben (Pocket, "Thriller")
    Rupture de contrat, de Harlan Coben (Pocket, "Thriller")
    Du sang sur le green, de Harlan Coben (Pocket, "Thriller")
    Sans un adieu, de Harlan Coben (Pocket, "Thriller")
    Sans un mot, de Harlan Coben (Pocket, "Thriller")
    Temps mort, de Harlan Coben (Pocket, "Thriller")
    La Princesse du Burundi, de Kjell Eriksson (Babel, "Noir")
    La Vie de nos morts, de Francisco Gonzalez Ledesma (Rivages, "Noir")
    Les Vents mauvais, de Michael Marshall (J'ai lu, "Thriller")
    Le Chant des sirènes, de Val McDermid (J'ai lu, "Thriller")
    Dans la vallée de l'ombre de la mort, de Kirk Mitchell (Folio, "Policier")
    Le Sixième commandement, de William Muir (Folio, "Policier")
    Le Seigneur de la mort, de Eliot Pattison (10-18, "Domaine policier")
    Le Bar parfait, de Jean-Bernard Pouy (Atelier in 8, "PolaroId")
    Frères de sang, de Richard Price (10-18, "Domaine policier")
    Nager sans se mouiller, de Carlos Salem (Babel, "Noir")
    Petite musique de la mort, de Frank Tallis (10-18, "Grands détectives")
    Djemila, de Jean-François Vilar (Folio, "Policier")

    Grands caractères :
    Faute de preuves, de Harlan Coben (Feryane Livres en gros caractères, "Policier")
    Les Silences de Margaret, de Paul Couturiau (Feryane Livres en gros caractères, "Roman")
    Tu l'aimais quand tu l'as fait ? de Hélène Couturier (Feryane Livres en gros caractères, "Détente")
    L'Oiseau de mauvais augure, de Camilla Läckberg (À vue d'œil, "Collection 16-17")
    Arrêtez-moi là ! de Iain Levison (Feryane Livres en gros caractères, "Policier")
    L'Importance d'être impuissant, d'Alexander McCall Smith (À vue d'œil, "Collection 16-17")
    La Révélation de Noël, de Anne Parry (La Loupe)
    Portobello, de Ruth Rendell (À vue d'œil, "Collection 16-17")
    Les Caves du Majestic, de Georges Simenon (La Loupe, "Policier")
    Guerre sale, de Dominique Sylvain (Feryane Livres en gros caractères, "Policier")
    Liens : L'Oiseau de mauvais augure |Frères de sang |Nager sans se mouiller |Guerre sale |Séquestrée |Patrick Amand |Antoine Blocier |Olivier Bordaçarre |Mons Kallentoft |Camilla Läckberg |Iain Levison |Alexander McCall Smith |Val McDermid |Anne Perry |Jean-Bernard Pouy |Richard Price |Ruth Rendell |Carlos Salem |Georges Simenon |Taylor Stevens |Dominique Sylvain |Frank Tallis |Chevy Stevens |Amanda Lind

Ce qu'il faut savoir sur la série

Le commissaire Jules Maigret, du fameux quai des Orfèvres, est apparu en 1931 dans Monsieur Gallet décédé, première immixtion d'un personnage qui traversera l'œuvre de Georges Simenon pendant quarante et une année. Jusqu'en 1972, date de la mise en retraite littéraire de son créateur et par là-même du commissaire qui se retire à Meung-sur-Loire avec sa bobonne de femme..
Marié à Louise, une Alsacienne, habitant au 130, boulevard Richard-Lenoir dans le XIe arrondissement de Paris, Maigret, la quarantaine, au physique imposant, au levé de coude professionnel et à la pipe remarquable, est un commissaire au discernement d'autant plus sûr qu'il se remet toujours en question. Maigret ne juge pas. Il observe, il comprend, il conclue. Le tout avec méthode. Quand vient l'heure de cuisiner un suspect, un coupable, il envoie un de ses fidèles lieutenants chercher des sandwiches au jambon et des bières à la brasserie d'en face car quand même il faut bien des munitions.

Le passé nous ratrappe toujours

Il s'en passe de belles dans le sous-sol du Majestic. Un matin, dans un casier du vestiaire, Prosper Donge découvre le cadavre encore chaud d'une riche cliente américaine. Sa mort, bien sûr, est tragique, mais la première question que se pose Maigret est : que faisait-elle ici ? Confronté à deux mondes distincts, Maigret va également devoir jouer sur du velours, car le mari de la morte (qui au passage n'était pas parti en voyage d'affaires comme il l'avait dit à sa femme) par l'entremise de son consulat s'est mis un juge d'instruction dans la poche. Il faudra donc chercher parmi les pauvres gens le coupable idéal : par exemple Prosper Donge. D'autant qu'il connaissait la victime, et plutôt bien, au point d'avoir eu un enfant avec (bon, il faut avouer qu'il l'ignorait)... Mais Maigret est un provocateur, adepte du coup de poing et du pied dans le plat. Alors, il suit son instinct, fouille, désarçonne, et enfin révèle.
Les Caves du Majestic n'est pas sans rappeler par son ambiance le film Gosford Park. Deux mondes coexistent dans la plus totale indifférence un peu à l'instar d'une tour, où l'ascension sociale est symbolisée par l'étage où l'on habite. Au Majestic, les fourmis du sous-sol s'activent. Mais elles ont toutes leurs petits secrets, leur double-identité, des vies antérieures qui des fois rejoignent celles des riches des étages supérieurs. Et pourtant, l'anonymat est de rigueur puisque l'on ne connait pas les noms mais simplement les numéros des chambres. Maigret s'installe, hume, observe, interroge, conserve l'œil qui fait sentir à l'autre qu'il sait, qu'il y a quelque chose de caché qu'il va de toute façon découvrir quitte à devoir se déplacer à Cannes, voir de vieilles entraîneuses, découvrir du sordide, des drames familiaux, des manipulations et des trahisons.

Citation

- Du nouveau, patron ?
Qu'est-ce que Maigret aurait pu répondre ? Il était soucieux, saumâtre. On aurait dit que le printemps l'irritait au lieu de le dérider.

Rédacteur: Julien Védrenne vendredi 22 novembre 2013
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