Prix Cinécinéma Frisson

S'il arrive quelque chose à Sarah, je t'arrache tout ce que tu aimes. Et puis, je te tue.
Robert Schwentke - RED
Couverture du livre coup de coeur

Coup de coeur

La Guerre est une ruse
Frédéric Paulin retrace avec intelligence l'histoire violente de l'Algérie entre 1992 et 1995, un...
... En savoir plus

Identifiez-vous

Inscription
Mot de passe perdu ?

mercredi 23 janvier

Contenu

Prix Cinécinéma Frisson

MAJ 05 avril 2011

Actualité du prix


Historique du prix

"Il a longtemps été de bon ton d'opposer le mot à l'image, l'écrit à l'écran, la plume à la pellicule. On a prétendu que le cinéma, entaché du péché de jeunesse, ne saurait rendre hommage aux images créées par le verbe." C'est à partir de ce postulat, et avec une expérience de vingt ans, que la chaîne Cinécinéma Frisson entend d'une part traquer le thriller français de l'année et d'autre part de favoriser le dialogue entre cinéastes et écrivains. L'idée d'un prix s'impose alors tout naturellement. Et l'immixtion de cette chaine spécialisée dans un mauvais genre de cette littérature de genres - le thriller -, est à la fois louable et osée tant le thriller souffre de ce même manque de reconnaissance que la littérature policière dans son ensemble vis-vis de son alter ego dite de "blanche". Qui n'a pas lu Le Crépuscule des stars, de l'immense Robert Bloch, ne peut entièrement comprendre le différend qui oppose cinéma à littérature. Car si la littérature peut prendre le temps d'installer son lecteur et de lui proposer toute une fresque de personnages dans sa diversité et sa variété, le cinéma, lui, est obligé d'aller plus à l'essentiel et de se focaliser sur un personnage principal et quelques secondaires. Un des passages du Crépuscule des stars s'arrête justement sur un projet d'adaptation de Crime et Châtiment, de Dostoïevski. Et peu à peu, le roman titanesque d'un des plus grands auteurs si ce n'est le plus grand est totalement dénaturé, sevré de sa sève. Les exemples d'adaptations ratées ou peu fidèles pullulent dans l'histoire du cinéma. Mais il ne faut pas non plus occulter le combat intérieur entre lecteur et spectateur. La déception pour le lecteur lorsqu'il se rend au cinéma pour voir un de ses livres adorés adapté est souvent au rendez-vous car avant tout il se sent trahi. Et son imaginaire en prend un sale coup. Pendant quelques vingt ans, il semblerait que le cinéma se soit écarté du roman pour privilégier des scénarios inédits. Depuis quelques années, les adaptations foisonnent à nouveau. Le but non avouée ou à demi-mot avec la création du Prix Cinécinéma Frisson est de découvrir des ouvrages de romanciers non confirmés en vue d'adaptations cinématographiques. Pour cela, la chaîne s'appuie sur son expérience, une équipe soudée et motivée autour de Myriam Hacène, directrice des chaînes Cinécinéma, et de l'inspiration d'Anne Martinetti, bien connue du monde polardeux pour sa curieuse attirance pour la gastronomie culturelle. La sélection de romans est soumise à un jury composé de réalisateurs, scénaristes et écrivains, qui débattent et statuent sur le lauréat. Outre un chèque, récompense non négligeable, l'auteur se voit octroyer pour son livre et lui-même du temps de passage sur la chaîne. Nul doute qu'un campagne audiovisuelle l'accompagne...

Liens Prix Cinécinéma Frisson



Par Julien Védrenne








Pied de page