La Vache qui lit nº114

Elle a dû être belle avant d'abandonner son corps à des magiciens du scalpel. Le résultat, sans être terrifiant, manque de naturel. Ce que Léanne voit, c'est une grande blonde à la taille fine, aux mains manucurées et au visage maquillé avec soin. Une bijouterie ambulante, dont les pierres et le métal absorbent avantageusement la lumière des projecteurs de la police. La flic pense que le travail n'a pas dû user cette femme qui quitte sans doute son canapé uniquement pour aller au club de sport ou à un rendez-vous chez son esthéticienne.
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La Vache qui lit n°114

Fanzine

MAJ lundi 29 décembre 2008
Visuel de la revue La Vache qui lit n°
Pays : France





Prix: Gratuit €
La Vache qui lit n°114
Novembre 2010
Parution mensuelle
12 p. : 15.00 x 21.00 cm
ISSN 0999-8276
Comment se procurer la revue ?

Héros de polar - La Vache qui lit
Adresse : 8, rue Galliéni, 87100 Limoges, France
E-mail : serge.vacher@wanadoo.fr
Téléphone : 0555773452

Ce qu'il faut savoir sur la revue
La Vache qui lit est un fanzine de longue date (1997) qui cite justement Victor Hugo : "Nous n'avons d'autre choix que le noir". Orchestré par Serge Vacher, le fanzine s'appuie sur les Bibliothécaires du Val de l'Aurence pour des mini-dossiers bibliographiques, les choix de lecture de Cathy et la sagacité de Gerardo Lambertoni.

L'on peut supposer que ce numéro de La Vache qui lit commence dans la rue. Car s'il est bien question de sports de combat - et plus particulièrement de boxe avec une légère incursion dans le monde du catch -, c'est avant tout de combats de rue dont nous parle Serge Vacher dans un édito très elliptique et particulièrement poétique. L'histoire d'un chien aux abois et dont on ne veut pas qu'il meure. L'histoire d'une gamelle que l'on tend et qu'il tente de happer. Celle d'une meute et de sa chienne. Bref, l'histoire d'une chienne de vie. Mais à La Vache, c'est du chien enragé que l'on bouffe. Et à ce jeu, Gerardo Lambertoni n'est pas le dernier. L'on peut juste regretter que son approche des polars traitant de la boxe soit trop réduite à la portion congrue. Qu'il ne s'étende pas un peu plus sur ces romans comme le fait dans un second round plus percutant un Serge Vacher requinqué. Du coup, doit-on vraiment mentionner ces romans résumés en une ligne et demie ? À noter que Le Chemin de l'Amérique, bande dessinée de Baru primée à Angoulême en 1991 et justement citée par Gerardo Lambertoni nous remémore l'excellent Petites coupures de Vincent Gravé sur un scénario de Joseph Incardona. Enfin, le combat achevé sans aucun KO, la tranche infos du numéro est fort pourvue, et l'on y retrouve un descriptif des séances mensuelles de Polardisons, l'événement policier limougeaud dont nous aurons l'occasion de nous faire relayeur dans les pages dépêches.

Sommaire
Édito, par Serge Vacher
Boxe !
Que du bon ! par Serge Vacher
Quelques mots de Gerardo (Le Suaire enchanté, de William Campbell Gault, Fat City, de Leonard Gardner, Contre les cordes, de Ferran Torrent, Cadeau de la maison, de Juan Madrid, Le Roi du KO, de Harry Crews, Le Chemin de l'Amérique, de Baru, Ciné Soledad, de Francisco Gonzalez Ledesma, Night Train, de Nick Tosches & La Mémoire courte, de Louis-Ferdinand Desprez), par Geroardo Lambertoni
Deuxième round (Iron Man, de William Riley Burnett, Du Punch dans l'air, de Ed Lacy, Big Man, de William McIlvaney, Sur le ring & Le Mexicain, de Jack London), par Serge Vacher
Infos...

Comité de rédaction : Serge Vacher
jeudi 18 novembre 2010

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