La Tête en rose nº15

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jeudi 23 janvier

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La Tête en rose n°15

Fanzine

MAJ mercredi 26 août 2015
Visuel de la revue La Tête en rose n°
Pays : France





Prix: Gratuit €
La Tête en rose n°15
Juillet 2012
Parution bimestrielle
4 p. : 15.00 x 21.00 cm
ISSN
Comment se procurer la revue ?

La Tête en noir
Adresse : 3, rue Lenepveu, 49100 Angers, France

Ce qu'il faut savoir sur la revue
La Tête en Rose est un supplément du fanzine angevin La Tête en Noir dont le premier numéro parut en octobre 1995. À raison de deux à trois numéros par an, il s'arrêta au numéro 12 en avril 2000 avant de reprendre récemment en novembre 2011 pour le numéro 13. Les numéros sont conçus par Michel Amelin qui s'est toujours intéressé à la littérature policière écrite par les femmes. En 1995, il constata que se mettaient en place des stratégies éditoriales pour imposer un nouveau genre en France, le romantic suspense, c'est-à-dire des romans sentimentaux à forte structure policière.
Unique rédacteur des numéros (une page A4 rose pliée en deux), Michel Amelin, tenta de dégager les auteurs principaux ainsi que leurs tendances et réussit parfois à mener des interviews avec des éditeurs : Jean-Claude Fasquelle pour une collection "Grand format" chez Grasset et Elizabeth Metzger pour "Harlequin suspense" (Tête en Rose n° 1), Marion Mazauric pour "Rose & Noire" chez J'ai Lu (n° 2), l'attachée de presse pour l'éphémère collection "Rosebud" chez UGE Presses de la Cité (n° 3) ainsi que le lancement de la collection "Velours" chez Baleine (N° 11). Il s'attacha aussi à rendre compte des travaux universitaires sur le sujet comme ceux d'Annick Houel (n° 7), Sylvette Giet (n° 8) ou de la journaliste Violaine de Montclos (n° 9).
Au cours de la première période de La Tête en Rose, Michel Amelin rendit compte des créations des collections ainsi que de leurs orientations. Par exemple, "Rose & Noire" s'imposa d'emblée comme plus hard et vit émerger des auteurs comme Martina Cole, adepte d'une violence extrême tandis que Harlequin restait dans les limites du suspense sentimental avec de redoutables pondeuses d'histoires comme Nora Roberts. La Tête en Rose suivit ainsi la récupération de nombreuses romancières par les maisons d'édition traditionnelles (Tess Gerritsen, Tami Hoag, Iris Johansen, Sandra Brown, etc.) et l'émergence des pavés féminins dans les rayons polars.
La production de romantic suspense de l'époque étant cantonnée au poche, Michel Amelin arrêta La Tête en Rose en 2000 pour ne pas risquer de se faire arrêter dans les hypers comme fétichiste radin passant des heures à lire vite fait tous les titres parus dans le mois.
Près de dix ans plus tard, il ressentit un nouveau virage éditorial avec la création de la collection "Mira" chez Harlequin, première collection grand format de romans énormes à caractère policier écrit par des femmes pour des femmes. La Tête en Rose renaît donc à partir de cette collection particulière. Les données ont changé. Grâce à Internet, il est désormais aisé d'aller sur les sites des maisons, des romancières, de dégager des tendances à partir des toujours excellents quatrièmes de couverture et de glaner des avis de lectrices. Mais paradoxalement, il est devenu impossible d'obtenir des services de presse ou des interviews d'éditeurs. Loin des critiques de la presse ou des avis éclairés et littéraires, loin des revendications de leurs traductrices en grève, les éditeurs savent en effet qu'ils vendent par le meilleur canal qui soit : leurs lectrices ! La Tête en Rose va donc rendre compte de ce virage marketing important du grand format à maquette classique qui a propulsé Harlequin dans les rayons honorables du polar en librairie. Leurs poches de la collection "Best-Sellers" qui sont des reprises de "Mira", sont désormais inclus dans les sorties des plus grandes collections reconnues. Il y a un phénomène de société à étudier à partir de l'image de la femme (et de ses pulsions secrètes) véhiculée dans ces romans. Il y a aussi des choses à dire sur l'évolution même de la collection "Mira" aux USA qui s'érige désormais en collection policière à part entière avec de nombreux auteurs hommes et dont le nouveau statut devrait s'imposer naturellement en France (et dans le monde). C'est la raison pour laquelle, Michel Amelin entend développer La Tête en Rose, non par les thèmes d'une dizaine de romans par numéro, comme auparavant, mais par l'étude joyeuse et débridée de trois ou quatre romancières importantes vues à travers une œuvre-type. Pour cela, il peut tout se permettre car il n'est aidé en rien par les éditeurs ! De plus, les lecteurs de La Tête en Rose ne lisant JAMAIS de livres de ce type, le chroniqueur peut raconter toutes les histoires, déflorer les intrigues, détailler leurs coups de théâtre, se moquer des héroïnes aux pouvoirs paranormaux etc. Des collaborations de lectrices amies ou trouvées sur Internet sont envisagées. En apéritif, Lisa Jackson a ouvert le bal dans La Tête en Noir suivie, dans La Tête en Rose n° 11 de novembre 2011, de Jasmine Creswell, Christiane Heggan et Heather Graham.
Très prochainement, devraient suivre Carla Neggers, Amanda Stevens, Alex Kava, Erica Spindler et Karen Harper soit, à elles toutes, des millions d'exemplaires vendus dans le monde.

Michel Amelin continue son tour d'horizon des auteurs de la collection "Mira" de chez Harlequin, et s'intéresse à trois d'entre elles : Karen Rose, Metsy Single et Ginna Gray. Avec son franc parlé, Michel Amelin se lance dans une diatribe imagée. C'est la cas pour la pauvre Karen Rose qui en prend pour son grade et qui, études et métier obligent, se voit affublée d'adjectifs et de qualificatifs chimiques et médicaux. Il la compare à Ed McBain pour l'idée reprise à son compte de créer plusieurs séries et de faire se rencontrer ses personnages principaux, abattant ainsi les cloisons qu'elle a elle-même érigée. Mais si les auteurs sont vilipendées, elles ne le sont pas autant que les éditeurs à qui il reproche certaines traductions absurdes de titres. Honnêteté oblige, Michel Amelin est contraint de reconnaitre certaines qualités d'intrigues à ces auteurs, même s'il traite Ginna Gray de has been. Il connait ses classiques, et observe que Metsy Hingle s'éloigne du thriller pour abonder dans le romantic pur et souple, aurait-on envie de dire. Tout ça donne à l'ensemble un regard posé se voulant distancier. Par certains moments dur, par d'autres conciliants.

Sommaire :
Karen Rose : le feu dans le pore hurlant, par Michel Amelin

Comité de rédaction : Michel Amelin
vendredi 20 juillet 2012

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