La Vache qui lit nº132

Le jus de chat était en effet un revigorant [...] Si un jour tu as pressé une orange, tu pourras imaginer le procédé, lui expliqua la femme en lui servant un autre verre. On attrape un beau chat et on lui brise les os avec un marteau en prenant soin de ne pas lui écraser la tête afin qu'il reste vivant. On le laisse reposer un peu et on met le feu à ses poils. Puis on l'ébouillante et on l'assaisonne à son goût. Après une heure de cuisson, on filtre dans un pichet et voilà.
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La Vache qui lit n°132

Fanzine

MAJ lundi 29 décembre 2008
Visuel de la revue La Vache qui lit n°
Pays : France





Prix: Gratuit €
La Vache qui lit n°132
Novembre 2012
Parution mensuelle
12 p. : 15.00 x 21.00 cm
ISSN 0999-8276
Comment se procurer la revue ?

Héros de polar - La Vache qui lit
Adresse : 8, rue Galliéni, 87100 Limoges, France
E-mail : serge.vacher@wanadoo.fr
Téléphone : 0555773452

Ce qu'il faut savoir sur la revue
La Vache qui lit est un fanzine de longue date (1997) qui cite justement Victor Hugo : "Nous n'avons d'autre choix que le noir". Orchestré par Serge Vacher, le fanzine s'appuie sur les Bibliothécaires du Val de l'Aurence pour des mini-dossiers bibliographiques, les choix de lecture de Cathy et la sagacité de Gerardo Lambertoni.

"Dans la littérature et le cinéma américain, les personnages noirs sont souvent là pour nourrir la vie spirituelle des Blancs" souligne Jake Lamar dans le Télérama n°3276 justement relayé par Serge Vacher dans La Vache qui lit de novembre, premier fanzine d'après les élections américaines qui ont vu la réélection de Barack Obama. Il faut dire qu'une bonne partie du fanzine est dédiée à l'Amérique, celle de Jake Lamar qui explique la fissure des noirs américains, celle de Chester Himes qui prône un radicalisme pour rééquilibrer le rapport blancs-noirs aux États-Unis. Mais le rédacteur en chef pose aussi sans malheureusement et sûrement faute de place une problématique intéressante : Chester Himes n'est-il pas là pour nourrir la vie spirituelle des Blancs avec ses personnages de Cercueil et Fossoyeur ? Le théme est sérieux et accouche d'une traduction d'Étienne Borgers d'un extrait d'essai de Catherine Thompson intitulé De Marlowe à Millhone : la féminisation du détective hard-boiled. En date de 1997, le texte aborde le Rêve américain et se heurte à la vision de son auteur lisant Chandler et devenant un détective hard boiled mâle virant de son lit une Carmen Sternwood apathique. Passage intéressant au plus au point qui pose la question de la femme dans le roman hard boiled, et de son absence aux premiers rôles. Thématique oblige, quelques chroniques suivent et témoignent de l'état de l'Amérique que ce soit avec l'œil de Dennis Lehane ou celui de James .M. Cain avant de revenir vers l'Anglais Roger Jon Ellory et de se conclure en compagnie des personnages truculents de Joe R. Lansdale, à savoir Hap Collins & Leonard Pine. Thématique tenue et ficelée...

Sommaire :
- Édito, de Serge Vacher
- L'Amérique : romans noirs ?, par Serge Vacher
- De Marlowe à Millhone : la féminisation du détective hard boiled, de Catherine Thompson (traduction d'Étienne borgers)
- La P'tite MG critiques : retour aux fondamentaux (Le Facteur sonne toujours deux fois, de James M. Cain, Un pays à l'aube, de Dennis Lehane & Vendetta, de Roger Jon Ellory), par MG
- Que du bon (Vanilla Ride, de Joe R. Lansdale), par Serge Vacher

Comité de rédaction : Serge Vacher

Auteurs traités : Jake Lamar (Article)
Ouvrages chroniqués : Le Facteur sonne toujours deux fois | Un pays à l'aube | Vanilla Ride | Vendetta
lundi 07 janvier 2013

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