Tout commence comme une belle histoire d’amour entre un gendarme et une policière : l’adjudant Philippe Derval et la lieutenante Héloïse Daubert profitent d’un week-end commun pour partir avec un petit bateau autour de vannes. Mais une tempête se déclare et leur bateau s’échoue sur une île. Une île déserte ? Ils trouvent une maison un peu en mauvais état mais où ils peuvent se réfugier.
Puis ils rencontrent un homme qui déclare être le propriétaire de l’île et le descendant d’un châtelain qui s’était construit une imitation de château fort. L’homme les accueille, leur conseille de ne pas trop aller au village voisin dont les quelques habitants sont un peu sauvages et de rester avec lui, son domestique et sa gouvernante, le temps que le temps se calme et qu’ils puissent repartir. Les deux représentants de l’ordre se posent quand même des questions : pourquoi le châtelain leur a-t-il dit qu’il ne disposait pas d’un bateau alors qu’il y en a un caché dans une crique ? Pourquoi quelqu’un (et qui ?) est-il venu voler une pièce essentielle de la radio, seul moyen de communication avec le continent ? Pourquoi, enfin, les habitants du village ont-ils l’air de zombies particulièrement nerveux ? Quand c’est au tour d’Héloïse de disparaître, son ami se dit qu’il lui faut rejoindre la terre ferme pour pouvoir revenir avec des policiers. Mais le croira-t-on ?
L’Île du Faucon est un récit qui commence sur les chapeaux de roue avec une tempête, un accostage sauvage, des mystères qui s‘épaississent, un château lugubre, des personnages peu amènes et des questions qui entretiennent le suspense. Puis le roman se délite un peu lorsque les révélations finissent par se succéder. Reste une évocation d’une île ténébreuse, d’un mystère rustique qui fleure bon les grands moments du roman-feuilleton, avec deux personnages bien dessinés, et des méchants que l’on imagine déjà dans une adaptation télévisée.