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Quant à Quentin du Mesnil, vous savez ce que j'en pense. Vous n'auriez jamais dû le garder auprès de vous. Il vous causera de graves ennuis.
Michèle Barrière - Le Sang de l'hermine
Couverture du livre coup de coeur

Coup de coeur

Tokyo revisitée
1949. Tokyo est occupée par l'armée américaine à la suite de la défaite du Japon. Dans cette métropol...
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vendredi 12 août

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Dépêches

  • 08/07 Site Internet: Noirceurs estivales
  • 01/07 Festival: Avant-goût de TPS 2022
  • 01/07 Prix littéraire: La grande Histoire au noir (41)
  • 25/06 Prix littéraire: Sélection pour le Prix des lecteurs 2022
  • 21/06 Prix littéraire: Sélection pour le Grand Prix de littérature policière 2022
  • 17/06 Prix littéraire: Trophées 813 de la meilleure BD 2022
  • 15/06 Télévision: Mercredi soir c'est roman noir
    Le 7 mars 2021, une page se tourne. Jacques Lerognon et Corinne Naidet diffusent sur YouTube une brève vidéo de quelque quarante secondes pour annoncer qu'un "projet 2.0" prend le relais de l'émission radiophonique Ondes noires qu'ils ont animée de nombreuses saisons sur Agora FM (94.00 dans la région de Grasse-Cannes-Nice) ; son nom : "Mercredi soir c'est roman noir" ; sa forme : une vidéo d'une durée moyenne de cinq minutes mise en ligne tous les mercredis soir pour présenter un "coup de cœur", qui peut être une nouveauté, une réédition, un classique redécouvert, une BD... à la discrétion des animateurs. Le premier volet de ce nouveau projet a été diffusé trois jours après l'annonce, soit le mercredi 10 mars 2021...

    Liste des volets vidéos noirs :

    Épisode du 29 juin 2022
    Ce soir, petite virée insulaire pour Jacques et Corinne, qui nous emmènent en Corse, avec Des îles et des chiens, de Sylvia Cagninacci (In8, mars 2022). Et à la manière forte puisque le roman dont ils parlent s’ouvre avec un enfant qui meurt. Un coup de feu le tue et «il devient une voix, la voix d’outre-tombe, fantomatique mais totalement humaine, qui va raconter l’avant, l’après de ses parents, les blessures d’avant l’accident». Avec la voix de l’enfant, Dominique, résonnent d’autres voix: celle du père, Ange, enfermé dans son histoire familiale tissée de consanguinité; celle de la mère, fière, militante, mais qui faiblit sous la violence des hommes – de son homme surtout; celle des villageois qui colportent, et des voix intérieures, celle du lapin en peluche qui raconte des histoires à Dominique… et toutes ces voix qui font entendre la montée du drame, «mises bout à bout» «sont comme un chœur antique». À écouter ces commentaires on comprend en effet que ce roman est surprenant, la construction complexe, la posture narrative singulière… mais il éblouit, assure Corinne.
    Une version romanesque des polyphonies corses?
    À noter que Jacques et Corinne ne sont pas les seuls à être conquis par ce premier roman : il figure dans les sélections finales du prix Claude-Mesplède «découverte» 2022 et du prix des Lecteurs 2022 du festival de Villeneuve-lez-Avignon.

    Épisode du 22 juin 2022
    Ce soir, guidés par les pages du dernier roman de Jean Contrucci, Les Voleurs de mémoire (éditions Hervé Chopin, mai 2022 – chroniqué ici même), Jacques et Corinne nous emmènent à Marseille. Plus précisément – car Marseille, c’est grand ! – à Mazargues, petit village devenu un quartier marseillais, tout au bout de la ligne de tram 22. Le héros-narrateur, Pierre Désautel, journaliste au Provençal, voit refluer ses souvenirs d’enfance à la faveur d’un héritage – la maison de ses grands-parents qui viennent de mourir, où il entreprend des travaux de rénovation. Une malle ouverte, des lettres, des photos… et la mémoire, loin de se reconstituer, se troue de mille questions qui surgissent. En bon journaliste, Pierre Désautel va enquêter, et se replonger dans les années sombres de la Seconde Guerre mondiale, où sont ancrés ses souvenirs d’enfance dans cette même maison. « Un nouveau “Mystère de Marseille” résolu », remarque Corinne, faisant allusion aux points communs que ce roman peut avoir avec ceux de la série des Nouveaux Mystères de Marseille imaginée par le romancier, où l’on voit enquêter un autre journaliste, Raoul Signoret… mais au début du XXe siècle et appartenant à la rédaction du Petit Provençal. Autres temps, autres énigmes, mais un même amour de la cité phocéenne qui, dans les romans de Jean Contrucci, est « plus qu’un cadre, c’est un personnage à part entière », précise Jacques qui souligne, aussi, la saveur du style – « ces mots qui ont du parfum et de l’accent » – et la bienveillance de l’auteur pour les petites gens… doublée d’intransigeance pour les salopards ! De fait, les romans de Jean Contrucci « sont de très bons romans sociaux », conclut Corinne.

    Épisode du 15 juin 2022
    Au théâtre ce soir… avec certes Jacques et Corinne en maîtres de cérémonie mais, en guest star, le dernier roman de Sophi Chabanel, La Tragédie du chat (Seuil, coll. « Cadre noir », avril 2022). Pour cette quatrième enquête, la commissaire Romano – une enquêtrice qui ne va pas sans son chat Ruru ni son fidèle second, l’inspecteur Tellier sans oublier l’inspecteur Dubois – est confrontée à une scène de crime au sens le plus littéral de l’expression puisque la victime gît sur la scène du Nouveau Théâtre de Lille : l’acteur vedette meurt sous les débris du décor qui s’est effondré sur lui en pleine représentation de la pièce d’Eschyle, Les Suppliantes. Elle est aux premières loges – là encore au sens très, très propre puisqu’elle assistait à la… tragique représentation. Les dialogues sont parfois improbables, l’humeur, manifestement à la truculence – il n’empêche que le roman a sa part de profondeur, qu’il aborde frontalement la question de la tolérance en renvoyant au problème du Blackface , et qu’il « fait vaciller des convictions, douter des lignes établies du bien-pensant et du comme-il-faut-être ou ne-pas-être » (dixit Jacques)… « tout en nous divertissant – ce n’est pas aisé – mais Sophie Chabanel est passée maître dans cet exercice et nous livre une comédie policière brillante et nuancée » conclut Corinne.

    Épisode du mercredi 8 juin 2022
    Ce soir c’est une réédition qui fait vibrer le cœur noir de Jacques et de Corinne – celle de A Hell of a Woman de Jim Thompson. Un roman qui date – il est en effet paru en 1954 aux États-Unis et a été traduit en français en 1967 mais avec un titre qui ne restitue pas grand-chose de l’original (Des cliques et des cloaques…). Il est réédité par Rivages en 2013 dans une nouvelle traduction avec un nouveau titre – Une femme d’enfer. La réédition qu’évoquent ce soir nos Noir’rôdeurs, qui vient de sortir aux éditions La Baconnière, est une version illustrée du roman – lequel garde, signalons-le, son titre anglais. Le texte est celui de la traduction parue en 2013, due à Danièle Bondil, et les illustrations sont signées Thomas Ott, un dessinateur suisse d’expression allemande. Le récit est découpé en sept «carnets» qui ont leur propre couverture et regroupent chacun plusieurs chapitres de roman. À l’intérieur des «carnets» des vignettes accompagnent le texte – «des vignettes somptueuses», confie Corinne (et l’image venant à l’appui du commentaire, l’on peut en effet constater son bien-fondé !). Enfin, au milieu du volume est encarté un bonus de choix: une courte biographie de Jim Thomson due à Markus Rottmann, A Hell of a Life. C’est donc une édition léchée, très luxueuse, qui n’en emprunte pas moins aux pulps des années 1950 de faux airs de publication bon marché…
    Pour ce qui est de l’histoire et des considérations littéraires, cette chronique les dit très bien.

    Jim Thompson, A Hell of a Woman (traduction: Danièle Bondil; dessins: Thomas Ott. Avec en cahier central A Hell of a Life de Markus Rottmann), La Baconnière, avril 2022.

    Mercredi 25 mai 2022. Épisode 57.
    Un volet noir de plus à l'actif de la très active Noir'rôde en ce mercredi 25 mai. Ce soir, Jacques et Corinne nous font découvrir le nouveau roman de Benoît Philippon, Petiote (le quatrième), paru aux éditions Les Arènes dans la collection "EquinoX".
    Gus : un loser qui, faute de payer la pension alimentaire, finit par perdre le droit de voir sa fille Émilie, la "petiote". Alors après l'avoir amenée dans sa minable piaule au Love Hotel, il décide, pour faire valoir son droit de père, de prendre en otage... l'hôtel tout entier ! C'est l'occasion pour l'auteur de portraiturer les occupants retenus par Gus, tous comme lui amochés par la vie, depuis Cerise la pute à "Boudu", l'ex-SDF, en passant par la migrante ivoirienne, Fatou... En face : les flics et la négociatrice, puis les médias. Tout cela vire à la farce, avec un côté un peu grandguignolesque mais les larmes ne sont jamais loin et c'est, in fine, par-delà la "carte sociale déjantée", un "univers baroque et barré" qui attend le lecteur au seuil de ce roman. "Tout est sens dessus-dessous mais ça a du sens. Et puis il y a l'écriture : ci-né-ma-to-gra-phique", soulignent Jacques et Corinne, en concluant sur quelques références, elles aussi ci-né-ma-to-gra-phiques : les Marx Brothers, Frank Capra, "un soupçon de frères Coen". Qui lira appréciera !

    Mercredi 11 mai 2022. Épisode 56
    Diffusion de la 56e vidéo "Mercredi soir c'est roman noir". Corinne et Jacques présentent leur coup de cœur hebdomadaire – une nouveauté en l'occurrence : le dernier roman de Todd Robinson paru aux éditions Gallmeister en mars dernier, Les Morts de Riverford (traduit par Alexis Nolent). L'auteur américain nous entraîne dans le Massachussetts, dans une petite ville appauvrie par la désindustrialisation rongée par le trafic de drogue et l'alcoolisme. Pour ce troisième opus, Todd Robinson a laissé de côté ses deux personnages de videurs détectives Boo et Junior – qui enquêtaient dans Cassandra (2015) et Une affaire d'hommes (2017) – pour proposer, ici, une "alternative au Nature Writing : le petit-patelin-writing" – le mot est des Noir'rôdeurs, trop savoureux pour ne pas le citer. Un vrai coup de cœur pour eux que ce roman, dont ils disent qu'il est "un polar extrêmement bien mené : une intrigue ciselée, des personnages habités avec de la chair, des émotions, des méchants plus crétins que psychopathes...". Bref, de quoi donner très envie de lire ce polar du soir.

    Liens : Une femme d'enfer | Les Voleurs de mémoire | Todd Robinson | Benoît Philippon | Jim Thompson | Jean Contrucci | La Noir'Rôde

  • 06/06 Prix littéraire: Sélection finale pour le Trophée 813-Michèle Witta du meilleur roman étranger 2022
  • 02/06 Concours: Concours de nouvelles en Berry (36)
  • 27/05 Prix littéraire: Sélection finale pour le Trophée 813 du Roman francophone 2022
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