k-libre - auteur - Philippe Bouquet

Quand vous ouvrez une fille de la gorge jusqu'à la chatte, c'est pas vraiment un message d'amour
George P. Pelecanos - Un nommé Peter Karras
Couverture du livre coup de coeur

Coup de coeur

G.A.V.
Nous sommes dans un commissariat français. La nuit arrive. Il y a eu dans la cité voisine deux coups de f...
... En savoir plus

Identifiez-vous

Inscription
Mot de passe perdu ?

jeudi 28 octobre

Contenu

Philippe Bouquet

MAJ jeudi 12 décembre 2013
© D. R.

Biographie Philippe Bouquet


Ancien professeur au département finno-scandinave de l'université de Caen, Philippe Bouquet est critique littéraire auprès de revues suédoises.
Spécialiste des écrivains prolétariens qui ont marqué de leur empreinte l’histoire de la littérature suédoise du XXe siècle, sa thèse de doctorat soutenue était intitulée "L'Individu et la Société dans les œuvres des romanciers prolétariens suédois (1910-1960)".
En 1986, Philippe Bouquet écrit L'Aventure du roman prolétarien suédois, un essai littéraire qui aura le privilège d'être traduit par la suite en suédois. Il s'accompagne de deux autres volumes - Un matin de novembre et L'Écrivain et la société -, anthologie de nouvelles et "patchwork" d'articles à caractère de réflexion tous traduits. L'ensemble se retrouve au sein d'une trilogie intitulée La Bêche et la plume. Ce n'est donc pas une surprise que de le voir s'attaquer à l'œuvre des romanciers Maj Sjöwall et Per Walhöö, "Roman d'un crime", qui dépeignent, décryptent la société suédoise. Plus tard, Philippe Bouquet traduit plus d'une centaines d'ouvrages suédois parmi lesquels ceux de Stig Dagerman, Henning Mankell, Åke Edwardson, Aino Trosell et Björn Larsson.

Philippe Bouquet est chroniqueur sur k-libre



site : http://elan.over-blog.fr/article-philippe-bouquet-traducteur-42801227.html

Bibliographie*

Traducteur :

Actualité

  • 05/10 Nécrologie: Wallander orphelin : disparition de Henning Mankell
  • 01/08 Édition: Erreur de casting pour Aux animaux la guerre ?
  • 21/01 Auteur: Wallander : la préhistoire d'un flic
    La réédition au format poche chez Points des nouvelles qui ont façonné le personnage de Wallander, La Faille souterraine : et autres enquêtes, est l'occasion pour Philippe Bouquet, qui a été le premier traducteur de Henning Mankell pour Christian Bourgois, d'une relecture qui vient faire résonance avec la chronique initiale de Laurent Greusard lors de l'édition principale au Seuil. Nous vous invitons à lire l'une et l'autre, et à vous faire votre propre idée sur ce recueil de cinq nouvelles éclatées dans le temps.

    "Ce n’était pas pour ça qu'il était entré dans la police. Pas pour intervenir contre des jeunes qui jouaient de la guitare et buvaient du vin en l'honneur de la première soirée d'été digne de ce nom. Mais pour arrêter les vrais criminels. Les violents dangereux, les braqueurs, les trafiquants de drogue." Henning Mankell, La Faille souterraine

    Le présent volume contient six récits qui constituent une sorte de préhistoire à la série désormais célèbre sur Kurt Wallander, en ce sens que celui-ci est déjà lui-même... sans l'être. En effet, il est déjà dans la police, lorsque s'ouvre le premier d'entre eux, le 3 juin 1969, mais à Malmö et non à Ystad. Il n'est pas encore inspecteur de la PJ, seulement gardien de la paix en ces temps agités d'une Suède alors très à gauche, en particulier par les nombreuses manifestations contre la guerre du Vietnam qu'il est chargé, à son grand déplaisir, de réprimer et qui lui valent d'être traité de "sale flic" par des jeunes gens en colère. Sur le plan personnel, c'est la même chose. Il n'est pas encore marié avec Mona, mais il a déjà des difficultés avec elle. Son père peint déjà ses tableaux avec ou sans coq de bruyère, mais sa sénilité ne fait que s'annoncer. Et, s'il n'a pas de soucis avec sa fille, c'est que celle-ci n'est pas encore née. Professionnellement, ses débuts sont bien timides, sous la houlette d'un certain commissaire Hemberg, et il apprend surtout les risques du métier et ce qu'il ne faut pas faire. Mais qu'on se rassure, il a déjà du mal avec le règlement.
    La première de ces nouvelles est une sorte de whodunit sans grande originalité qui prouve surtout qu'un suicide peut dissimuler un meurtre. Wallander est en effet le premier sur les lieux pour constater ce décès, puisque c'est celui de son voisin, un ancien marin du nom d'Artur Hålén. Ce suicide est suivi d'un cambriolage nocturne plus ou moins avorté, puis d'un incendie et enfin de la découverte dans l'estomac du cadavre de... plusieurs diamants. Le tout se termine mal pour Wallander lui-même, mais l'énigme sera résolue, grâce à lui ou malgré lui, selon la façon dont on envisage la chose. Le la est donc donné, même si c'est sur le mode mineur.
    La deuxième nouvelle est très brève. Elle se situe à Noël 1975. Wallander est encore à Malmö mais vient d'être nommé à Ystad. Il est maintenant marié, mais les relations avec Mona ne sont pas plus faciles pour autant. Linda a cinq ans. Une vieille dame est assassinée dans son petit supermarché et Wallander se retrouve face à face avec un assassin mutique. L'histoire est une esquisse en miniature de Meurtriers sans visage, qui incite Mankell – et son personnage – à se demander ce qui arrive à son pays. Il appelle cela la faille, mais ce n'est peut-être qu'un autre nom de la mondialisation. La troisième nouvelle se déroule en avril 1987, à Ystad, maintenant. Wallander a la quarantaine et connaît la crise de cet âge, où l'embonpoint et le reste commencent à se faire sentir. Linda, elle, connaît celle de l'adolescence. Cette brève histoire d'un homme mort (d'empoisonnement) dans un taxi illustre cette vérité qu'un meurtre non élucidé peut en causer plusieurs autres. Pas de quoi rassurer un homme qui se pose bien des questions sur lui-même et sur son métier. Malgré sa petite centaine de pages, le quatrième texte, situé en 1988, possède le caractère d'un roman à propos de l'assassinat d'un photographe qui a pour passion de déformer les visages des personnalités mondiales, y compris... Wallander lui-même, lequel est maintenant en train de se séparer de Mona et de voir Rydberg, son mentor, tomber gravement malade.
    Le cinquième texte, enfin, a tout d'un roman, y compris la taille. Le 11 décembre 1989, un petit avion de tourisme procède à un largage clandestin avant de s'écraser quelque part en Scanie et un incendie (volontaire) dans lequel périssent deux vieilles mercières infiniment plus riches qu'on ne le soupçonnait ravage un immeuble du centre d'Ystad. L'enquête donnera à Wallander un avant-goût de la mondialisation qui l'attend dans les quatre premiers volumes de la future série. Il est maintenant séparé définitivement et de plus en plus inquiet quant à l'avenir de son pays et au rôle qu'il peut y jouer. Comme, en plus, son père réussit à s'attirer des ennuis avec la police... du Caire, le blues du commissaire commence à se faire sérieusement sentir.
    Ce livre ne peut évidemment rivaliser avec les huit "grandes" enquêtes de Wallander, mais il peut séduire quiconque s'intéresse à la "préhistoire" du personnage et à sa biographie complète. Rien de bien indispensable, mais du simplement lisible.

    NdR - Le recueil comporte les nouvelles "Le Coup de couteau", "La Faille", "L'Homme sur la plage", "La Mort du photographe" & "La Pyramide".

    Lisez la chronique de Laurent Greusard
    Liens : La Faille souterraine et autres enquêtes |Henning Mankell

  • 14/03 Auteur: Björn Larsson : avis de traducteur
  • 03/04 Édition: L'avis de Philippe Bouquet sur le roman de Fredrik Ekelund et la chronique d'Axelle Simon
  • 05/11 Théâtre: La Fabrique de violence à Alfortville
  • 08/10 Salon: Bordeaux : Lettres du monde
* Bibliographie actuellement recensée sur le site



Pied de page