k-libre - auteur - Ferréz

Il retourne les maigres éléments en sa possession. D'après la frangine, la jeune fille aurait enfilé une tenue de sport. Le voisin a déclaré lui avoir parlé aux environs de neuf heures, elle se trouvait au volant de sa Citröen, seule à bord, souriante, heureuse, s'apprêtant à vivre un beau dimanche, à aller déjeuner chez sa sœur après avoir fait le tour du lac.
Simone Gélin - Adieu Lola
Couverture du livre coup de coeur

Coup de coeur

Mordew
Avec Alex Pheby et son roman Mordew, nous sommes dans un univers particulier avec un monde médiéval à ce ...
... En savoir plus

Identifiez-vous

Inscription
Mot de passe perdu ?

jeudi 01 décembre

Contenu

Ferréz

MAJ jeudi 10 décembre 2009
© D. R.

Biographie Ferréz


Ferréz est un jeune écrivain au parcours exceptionnel. À à peine trente ans, il s’est déjà imposé comme l’un des auteurs marginaux brésiliens les plus prometteurs. Fils d’un chauffeur de taxi et d’une domestique, il est aujourd’hui leader communautaire de la favela Capão Redondo à São Paulo – tristement célèbre pour son taux élevé d’homicides.
Il confie volontiers que la littérature a été pour lui une planche de salut. Pendant sa jeunesse, il enchaîne les petits boulots sans pour autant jamais se séparer des livres, même s’il devait parfois perdre des heures dans les transports en commun pour aller jusqu’à la bibliothèque la plus proche et lire ses auteurs préférés.
Se basant sur des faits et des personnages réels de sa favela, s’imprégnant des thèmes qu’il combat et avec lesquels il cohabite, Ferréz réfléchit également dans son œuvre sur le racisme, la pauvreté, la violence. Pour lui, vivre à São Paulo, c’est survivre. Comme il le dit lui-même, "En France vous brûlez des voitures ; au Brésil on s’entre-tue".
Dans le Manuel pratique de la haine, São Paulo apparaît comme une ville cloisonnée : les deux mondes, celui de la favela et celui de la ville, ne communiquent que dans des rapports de domination patron/employé et ne se touchent que dans des rapports agresseur/agressé, flingue à la main. La violence finit toujours par éclater dans cette ville-monstre tentaculaire : "le mode de vie brésilien n’est pas violent : il est suicidaire".


Bibliographie*

Romancier :

* Bibliographie actuellement recensée sur le site



publicité

Pied de page