k-libre - en marge - Le Signe des renégats

Pendant une fraction de seconde, j'avais cru revoir ma sœur. Comme si elle était revenue d'entre les morts. Sans doute à cause de ses longs cheveux blonds et de son corps mince. Même si ce n'était qu'une ressemblance superficielle, j'étais plus que jamais convaincue que ma mère, qui ne se remettait pas de sa disparition, avait cherché en Tanya sa remplaçante. La rebelle, l'impertinente aux cheveux crépus que j'étais n'arrivait pas à la cheville de la belle élancée aux cheveux clairs qu'elle avait tant adulée. Et pleurée au point d'en faire une dépression.
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mercredi 17 avril

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DVD - Western

Le Signe des renégats

Politique - Chantage - Complot MAJ lundi 27 février 2023

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Réédition

Tout public

Prix: 9,99 €

Hugo Fregonese
The Mark of the Renegade - 1951
Patrick Brion (présentation)
Paris : Sidonis, mars 2016
19 x 14 cm
Coll. "Western de légende"

Naissance d'une nation

Le Signe des renégats est un "Zorro" qui n'en porte pas le nom. D'ailleurs, le film est une adaptation d'un roman de Johnston McCulley, le créateur du personnage de Zorro. L'histoire se déroule en 1825. Le Mexique vient tout juste d'obtenir son indépendance et la République californienne est fragile. C'est dans ces conditions que débarque d'un bateau de pirates l'impétueux Marcos Zappa porteur d'une mystérieuse mission. Plus tard, on le retrouve victime de Don Pedro Garcia, un maître-chanteur (il a le "R" des renégats frappé au fer rouge sur le côté droit de son front d'où le bandeau qu'il porte en permanence afin de masquer son infamie), et forcé de séduire et de se marier avec la ravissante Manuella de Vasquez, fille de Don Jose De Vasquez, notable de la Cité des Anges et farouche défendeur de la République. Pour se faire, il doit manœuvrer et tuer son fiancé. Il permettra ainsi à son maître-chanteur de faire main basse sur la République et de s'autoproclamer empereur... Bien entendu, tout ne se passera pas comme prévu et les masques tomberont bas !
On retrouve Ricardo Montalban et Cyd Charisse quatre ans après Fiesta, de Richard Thorpe. Les deux acteurs jouent plutôt bien le couple amoureux qui se déchire, l'un ne pouvant s'autoriser d'aimer l'autre. Le point culminant est sans aucun doute la scène incontournable de la mojita (à ne pas confondre avec le mojito), cette danse où Cyd Charisse avoue aux yeux de tous (et donc de son père, de sa duègne et de son fiancé) son amour pour le personnage de Ricardo Montalban. Après un ultime rebondissement, le final offre le duel à l'épée tout en maitrise tant attendu. Ouf ! La République est sauve... Le film de Hugo Fregonese (que l'on a connu plus inspiré) a ce charme désuet des films de cape et d'épée avec esbroufe, actions et rebondissements, mais il porte en lui également beaucoup de sous-entendus sur les fondements d'une nation et l'importance des forces secrètes qui toutes (ou presque) œuvrent dans le même sens, celui de la Nation. C'est ainsi que l'Église joue un rôle plus que primordial et que l'armée se doit de faire respecter l'ordre. À la fois film de pirates, d'aventure, d'espionnage, de cape et d'épée, il intègre paradoxalement plutôt bien la collection "Western de légende" de chez Sidonis.

Le Signe des renégats (81 min.), réalisé par Hugo Fregonese sur un scénario de Robert Hardy Andrews & Louis Solomon adapté d'un roman de Johnston McCulley. Avec : Ricardo Montalban, Cyd Charisse, J. Carroll Naish, Gilbert Roland, Andrea King...
Bonus. Présentation du film par Patrick Brion.

Citation

L'échec est un luxe qu'un renégat ne peut se permettre.

Rédacteur: Julien Védrenne mardi 10 mai 2016
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