k-libre - en marge - La Percée d'Avranches

Nous sommes de gentils gamins, n'est-ce pas ? ironisa le garçon. (D'un gloussement les autres l'approuvèrent.) Puisque nous sommes bien élevés, je suis d'avis d'offrir un cadeau de bienvenue aux trois gugusses qui veulent dévaliser notre magasin préféré.
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DVD - Guerre

La Percée d'Avranches

Historique - Social - Guerre MAJ jeudi 06 mai 2021

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Réédition

Tout public

Prix: 20 €

Andrew V. McLaglen
Steiner – Das Esierne Kreuz, 2. Teil - 1979
Paris : StudioCanal GmbH, 0000
19 x 14 cm

Les héros sont fatigués

C'est l'histoire d'une suite comme seul le cinéma sait en inventer. 1977. Sam Peckinpah réalise Croix de fer. L'histoire, après Stalingrad, d'un officier allemand prêt à tout pour obtenir la croix de fer, et d'un sergent aguerri, apprécié et... décoré. Violent, cynique, dénonciateur, crépusculaire, Croix de fer apparaît comme le film de guerre ultime. Quant au sergent Steiner, à qui James Coburn apporte classe et décontraction, il est un loup de guerre allemand, antinazi, et humain, une icône. Point final... croit-on, car en 1979, Steiner reprend du service ! Pas d'adaptation (Croix de fer était inspiré de La Peau des hommes de Willi Heinrich), mais un scénario original. Pas de Sam Peckinpah, mais Andrew McLaglen, honnête artisan (Bandolero, Chisum ou Les Oies sauvages). Pas de James Coburn non plus, l'uniforme de Steiner est endossé par Richard Burton. Même le capitaine Stransky, qui rêve de croix de fer, présente un nouveau visage. En fait, deux acteurs seulement reprennent leurs rôles. Pourtant, le spectateur n'est pas dépaysé : La Percée d'Avranches reprend là où s'arrêtait Croix de fer. L'armée allemande est en déroute. L'héroïsme de Steiner lui vaut une permission. Destination "Parisse et ses cholies mademoisselles". Brillante idée : on est début juin 1944... À l'annonce du D-Day, tous les Allemands disponibles doivent renforcer le front Ouest. Steiner ira à Avranches, un village pas bien grand au cinéma, mais perché à flanc de colline comme dans la réalité. En face, les Américains, et Robert Mitchum qui s'offre un petit rôle alimentaire. Décontracté, il se promène en Jeep, se fait piéger par les Allemands, plaisante. Tranquille et un peu mou, comme le rythme d'ensemble. Pour Richard Burton, c'est moins évident. Casque enfoncé jusqu'aux yeux, on nous le montre en soldat hors pair. Mais, à cinquante-cinq ans, il paraît fatigué. D'évidence, l'uniforme de James Coburn gratte aux entournures. Andrew McLaglen ne fait pas mieux. Forcément comparé à Sam Peckinpah, rien ne plaide en sa faveur. À l'image de sa carrière, il fait le boulot. Consciencieusement, mais sans génie. Alors, on regarde paresseusement, attendant que l'officier nazi qui veut à tout prix croiser le fer pour obtenir la croix déclenche une spectaculaire bataille finale. Elle conclut La Percée d'Avranches sur une bonne note. Mais ce film correct reste très inférieur au premier opus, qui n'avait pas besoin qu'on lui invente une suite.

La Percée d'Avranches (112 min.) : réalisé par Andrew McLaglen sur un scénario de Peter Bernies et Tony Williamson. Avec : Richard Burton, Robert Mitchum, Helmut Griem, Rod Steiger, Curd Jürgens...

Citation

Repli ? Quel repli ? C'était un réajustement tactique de nos lignes.

Rédacteur: Jean-Noël Levavasseur jeudi 06 mai 2021
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