Quand la banlieue dort

Tu aimes lire, cousin ? m'a demandé le mécanicien en voyant mes yeux rivés sur la couverture. Je t'offre un exemplaire de mon roman. Je travaille au garage pour nourrir mes huit enfants, mais mon vrai métier c'est la littérature.
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Roman - Noir

Quand la banlieue dort

Psychologique MAJ lundi 16 mars 2009

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Inédit

À partir de 13 ans

Prix: 11 €

Benjamin Guérif & Julien Guérif
Olivier Balez (illustrateur de couverture)
Paris : Syros, janvier 2009
176 p. ; 21 x 13.5 cm
ISBN 978-274-850778-2
Coll. "Rat noir"

Triste banlieue

Une banlieue de Paris, résidentielle, tranquille. Un garçon, Matthieu, 15 ans, s'y ennuie mortellement. Les maisons sont identiques, les vies d'adultes ne font pas rêver, rien ne l'intéresse vraiment, pas même les jeux informatiques dont raffolent ses petits copains. Sa vie semble lisse et sans histoires. Pour se distraire, Matthieu entre la nuit chez les gens par effraction, et comme toutes les maisons sont pareilles, il n'a aucun problème pour s'orienter à l'intérieur. Il ne vole rien, s'amuse à récolter quelques secrets pas si bien gardés pour pouvoir les utiliser si nécessaire. Mais voilà qu'un jour il en parle à son copain Tristan qui veut l'accompagner dans une de ses virées jusque-là solitaires. La cible cette fois est d'envergure : la villa d'un avocat, le père de Lucas, qui est aussi conseiller municipal. L'expédition tourne mal, le père censé être absent débarque inopinément, et une enveloppe gonflée d'argent lui est remise. L'un des garçons, le novice, se fait attraper quand l'autre s'enfuit, tenté pour la première fois par le vol du petit magot.

Ce livre est bien construit ; un bon suspens qui monte tout le long du roman raconté à la première personne. Le stress du voleur qui sent l'étau se resserrer autour de lui et qui se bat pour y échapper est bien saisi. On trouve aussi en toile de fond le portrait d'une jeunesse désenchantée, calculatrice, qui n'a pas grand-chose à envier, ni à gagner en devenant adulte.

Citation

Rien que l'idée de ce genre d'existence immobile me rend dingue. Jamais changer, jamais bouger, toujours les mêmes décors, les mêmes personnes...

Rédacteur: Valérie Sebag lundi 02 mars 2009
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