La Loi du sang

Allez donc comprendre, si ça vous chante, comment George, qui pouvait s'offrir le meilleur cul de la côte Est, avait réussi à s'acoquiner avec une pouffiasse dont le mari s'était suicidé et qui avait un passé de joueuse de piano dans un bastringue.
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Contenu

Roman - Policier

La Loi du sang

Disparition - Drogue - Assassinat MAJ jeudi 27 décembre 2012

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 20 €

Deborah Crombie
Necessary as Blood - 2009
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Nicole Hibert
Paris : Albin Michel, octobre 2012
420 p. ; 23 x 15 cm
ISBN 978-2-226-24437-6
Coll. "Spécial suspense"

Ethno-polar

Américaine vivant en Angleterre, Deborah Crombie semble mélanger les deux cultures : on retrouve l'obsession d'écrire le grand roman américain™ qui donne trop souvent des sagas prétentieuses et insipides, et l'obsession anglaise pour le social, indéboulonnable depuis l'ère victorienne. On dit que dans tout bon polar, la ville est quasiment un personnage à part entière, et là, l'auteur brosse un portait saisissant du bon vieil "East End" londonien, coincé entre modernisme des magasins d'art branchés, du multiculturalisme plus ou moins intégré et de ses vieux démons de la drogue (comme dit le policier Gemma James — et non Gemma Jones, comme le dit la quatrième de couverture — désabusée, la moitié des habitants de la ville y touche d'une façon ou d'une autre) et des affaires louches dans les arrières-salles des clubs tenus par l'arrière-garde truandière. L'enquête ? Gemma James enquête sur la double disparition de Sandra Giles, artiste intègre et amie personnelle, et de son avocat de mari, Naz Malik. Lorsque ce dernier est retrouvé mort, drogué jusqu'au trognon, elle refuse de croire à un suicide... et Sandra Giles reste toujours introuvable. Ce qui mènera à la découverte d'un réseau de drogue et de pédophiles (si ceux-ci cessaient un beau jour d'exister, la moitié des auteurs de polar se retrouverait au chômage technique...). Une enquête des plus classiques entrecoupée de longs développements sur la vie privée des personnages, souvent issus d'autres tomes de la série, ce qui finit par donner à l'ensemble des allures de sitcom — mais l'un des plus anciens de la télévision britannique n'est-il pas Eastenders ? La boucle est bouclée. Dommage que le style un peu mou gâche l'ensemble, mais les amateurs de procedural à l'anglaise et d'ambiances londoniennes sont invités à y jeter un œil...

Citation

Elle me manque, ajouta-t-il avec une certaine gravité. Chacun de nous a besoin d'un ou une amie qui ose lui dire ce qu'il n'a pas envie d'entendre.

Rédacteur: Thomas Bauduret mercredi 26 décembre 2012
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