La Conjuration des masques

Thomas passe devant les robocops humanoïdes sans leur accorder un regard. Il a déjà assisté au vidage de deux squats ouverts deux ans auparavant. Il a pu constater la retenue de certains de ces types, efficaces, sobres et aussi compatissants que leur fonction le leur permettait. Il a également vu en action un paquet de petits roquets fascistes que rudoyer des familles de Noirs faisaient probablement bander. Et lui, qui était là, à faire le comptage, à destination des hôtels concernés, de ceux qui étaient assez chanceux pour gagner un hébergement très provisoire.
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samedi 16 octobre

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Roman - Policier

La Conjuration des masques

Tueur en série - Artistique MAJ dimanche 18 août 2013

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 14 €

Jean-Marie Palach
Orléans : Pavillon noir, janvier 2012
264 p. ; 20 x 12 cm
ISBN 978-2-917843-14-7

Pour une poignée d'énarques

Trois cent cinquante-cinq énarques habitent le XVe arrondissement. Rien de surprenant en soi, quand on connaît le quartier en question... Mais il y en a soixante-quinze qui sont célibataires, divorcés ou veufs. De beaux partis en somme. Mais menacés car un tueur en série semble les avoir pris pour cible... De quoi jeter un froid dans l'ordre républicain et le trouble à la direction de l'école. Clémence, qui a postulé à la prestigieuse direction de l'école de commissaires de Saint-Cyr au Mont d'or, se voit confier l'enquête. Adieu Saint-Cyr (au Mont D'or, pas l'autre prestigieuse école militaire). Le commandant Langlade qui travaille sous ses ordres n'en est que plus heureux. Un idéaliste celui-là, fidèle à ses principes, fort d'un humanisme triomphant. On égorge donc des énarques. Le Pavec, ce jeune préfet de police de Paris auréolé déjà de légende, est sur les dents. La veine, c'est que le cadavre suivant n'est pas énarque. Mais le mode opératoire est identique : un masque sorti tout droit d'une peinture du XVIe siècle, du peintre Paolo Debenetti... Le hic, c'est que les cadavres se multiplient et qu'ils essaiment même en Belgique... Clémence s'embarque pour l'Italie, rencontre le spécialiste mondial de Paolo Debenetti, finit par accrocher des affaires louches dans son entourage et sa personne. Il ne lui en faut pas plus pour dérouler une bobine impressionnante et débusquer bientôt la tueuse. L'intrigue est adroitement menée, le personnage du commissaire particulièrement attachant, tout comme celui de son plus proche collaborateur, et c'est ainsi moins les motivations des criminels qui nous retiennent, parfois par trop appuyées didactiquement, que cette manière de mener l'intrigue en déroulant de belles personnalités de flics.

Citation

L'étalon italien avait toujours clamé son innocence et préférer condamner ces femmes plutôt que d'écorner son patrimoine.

Rédacteur: Joël Jégouzo lundi 03 juin 2013
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