La Chambre mortuaire

Le projectile entra sous le menton et alla se loger dans le cerveau. Foudroyante, l'onde de choc pulvérisa les noyaux gris centraux. L'homme eut la chance d'avoir une mort indolore et presque immédiate. Son cadavre vacilla avant de dévaler la pente. Les branches le lacérèrent de toute part.
Laurent Scalese - Pour le bien de tous
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dimanche 05 décembre

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Roman - Policier

La Chambre mortuaire

Fantastique - Ésotérique MAJ mardi 02 juin 2009

Note accordée au livre: 3 sur 5

Poche
Inédit

Tout public

Prix: 0 €

Jean-Luc Bizien
Paris : 10-18, mars 2009
428 p. ; 18 x 10 cm
ISBN 978-2-264-04676-5
Coll. "Grands détectives", 4980
La Cour des Miracles, 1

Actualités

  • 13/04 Salon: Les heureux de Neuilly-Plaisance
    Une fois tus les derniers bruits de la fête noire qui a animé la cité nocéenne les 10 et 11 avril derniers, l'heure est au bilan. Et il est plutôt bon puisque, au terme des festivités, ce sont plus de trois mille cinq cents euros qui seront remis à l'association Mécénat chirurgie cardiaque-Enfants du monde.
    Deux auteurs ont quitté Neuilly-Plaisance avec un prix - Jean-Luc Bizien a reçu le prix Lion Noir pour La Chambre mortuaire et Valérie Sigward le prix Lionceau Noir pour Les Bizarres.
    De futures actions humanitaires favorisées, deux auteurs récompensés, et des centaines de visiteurs qui ont pu se mettre au noir dans la joie et la convivialité... cela fait, au bout des comptes, beaucoup d'heureux.
    I. Roche/k-libre
    Liens : Jean-Luc Bizien |Week-end noir à Neuilly-Plaisance

  • 20/01 Site Internet: Le "Polar Pourpre" de l'année 2009

Ce qu'il faut savoir sur la série

Paris à la fin du XIXe siècle. Dans les rues qui serpentent, se mélangent plèbe et haute bourgeoisie, misères et splendeurs. Le destin du docteur Simon Bloomberg, mystérieux disciple de Charcot, et celui de la ravissante Sarah Underwood, sa gouvernante anglaise, se mêlent dans la Cour des Miracles, une énigmatique maison pyramidale construite selon la fantaisie de Sarah, la femme de l'aliéniste.

Chronique

Ceux d'entre vous qui ont lu WonderlandZ savent que Jean-Luc Bizien a toujours une porte ouverte sur un univers surprenant. "La Cour des Miracles", sa nouvelle série dans la collection "Grands Détectives" de chez 10-18, nous plonge dans le Paris du XIXe siècle, où l'on rencontre Simon Bloomberg, aliéniste progressiste aux méthodes peu orthodoxes et Sarah Underwood, sa nouvelle gouvernante plongée au cœur du mode de vie déconcertant de la maison Bloomberg : avec une serre tropical squattée par un couple de singes peu accommodants, des collections de masques inquiétants dans l'entrée et, enfin, le cabinet où le docteur reçoit ses patients plus ou moins perturbés, la maison mérite amplement son surnom de Cour des Miracles.
Dans cette étrange bâtisse, les non-dits et les absences créent un climat oppressant dans lequel la jeune anglaise a tôt fait de s'engloutir. Où est au juste passée Mme Bloomberg ? Dans un Paris où les cadavres s'échappent de la morgue et où le spiritisme est la nouvelle fureur de la Haute Société, la police démêle comme autant de nouveaux mystères les assassinats que lui fournissent la rue.
Sans vouloir aller plus loin dans l'intrigue, il y a un peu de Jules Verne dans la mécanique qui se met en place, le démystificateur du Château des Carpathes, il y a aussi un peu de Serge Brussolo dans l'étude et le fonctionnement de certains personnages - Sarah Underwood -, par certains côtés (les médecins à blouse blanche et à grosses barbes, l'égyptologie), on pense aussi à Tardi et à son personnage d'Adèle Blanc-Sec par moments. Il y a surtout un suspense efficace et un rythme qui se trouvent dans l'alternance des points de vues, des moments de tension ou de comédie, des indices qu'on révèle ou que l'on cache.
Les bons polars souvent c'est comme les bons spectacles de magie, on a beau connaître le truc, on se fait avoir pour la centième fois. Forcément à la fin du tour, on applaudit... dans l'attente de la suite du numéro.

Nominations :
Prix des Limbes pourpres 2009

Citation

Paris est un océan de goudron ce soir. Au cœur des ténèbres, la Seine s'étire paresseusement, reptile ventru à la formidable musculature. En cette morne soirée, Paris ne vit plus, Paris s'est éteint. Quelques épaves, l'esprit envahit par l'absinthe ou la drogue, hantent encore les ruelles. Les plus chanceux atteindront leur domicile sans heurts.

Rédacteur: Jean-Yves Lemesle mardi 26 mai 2009
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