Mais je fais quoi du corps ?

Je rêve peut-être la cavalcade dans l'escalier mais je reconnais le son du premier coup de feu. Ensuite, il y a la pétarade. La voix grave et sonore dans le haut-parleur s'est tue. J'attends un dernier cri qui ne vient pas.
José-Louis Bocquet - Les Lumières de la ville ne s'éteignent jamais
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Roman - Thriller

Mais je fais quoi du corps ?

Énigme - Urbain MAJ jeudi 16 janvier 2014

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 16 €

Olivier Gay
Paris : Le Masque, janvier 2014
298 p. ; 21 x 13 cm
ISBN 978-2-7024-4034-6
Coll. "Grands formats"

Actualités

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    Fan de jeux de rôles ayant toujours voulu écrire, Olivier Gay ses fait remarquer en 2012 avec Les Talons hauts rapprochent les filles du ciel, un premier roman mettant en scène Fitz, un dealer des beaux quartiers et des soirées noctambules. Depuis, son héros a hanté trois romans, dont le dernier, Mais je fais quoi du corps ? est paru en janvier de cette année. Il est l'hôte de la librairie Terminus polar le jeudi 20 février à partir de 19 heures pour une soirée dédicace apéritive sur fond de vin coloré rouge et blanc, d'Apéricub et de biscuits afin de parler à satiété de ce "John Fitzgerald Dumont, perdant snob et magnifique, qui a remis en selle la figure emblématique de l'anti-héros", comme l'a si bien écrit Thomas Bauduret lors de sa chronique du roman.

    Terminus polar
    30, avenue Parmentier
    75011 Paris
    Tél. : 01.40.21.62.08
    Liens : Olivier Gay

Noir léger

Fitz, le dealer des beaux quartiers et des soirées noctambules, s'est mis dans de sales draps mais il est averti à temps par son ami le hacker anonyme que quelqu'un l'attend chez lui. Ce qui n'est déjà pas de très bon augure. Aussi, lorsque l'intrus, lors d'une conversation téléphonique interceptée, demande "Je fais quoi du corps ?", le doute n'est plus permis. Voilà Fitz obligé d'errer dans Paris et de s'en remettre à ses rares amis. Poursuivi par quelqu'un qui semble tout savoir de lui, il est réduit aux conjectures. Pourquoi vouloir sa peau, lui qui est l'image même de l'insignifiance ? L'affaire a-t-elle à voir avec le suicide présumé d'un homme politique influent qui était l'un de ses fidèles clients ? Y a-t-il un rapport avec l'une de ses conquêtes d'un soir ? Tout ceci est-il un complot... ou un gigantesque malentendu ?
Olivier Gay signe le retour de John Fitzgerald Dumont, le perdant snob et magnifique, qui a remis en selle la figure emblématique de l'anti-héros, et qui ressemble comme un frère au Antoine des Morsures de l'Aube, peut-être en plus lucide. Ce troisième opus semble être celui de la maturité : si on retrouve ce côté léger qui fait le charme de la série, l'ensemble fait moins théâtre de boulevard que le précédent et introduit plus de crédibilité dans l'intrigue. Les éléments sont bien disposés et si le tout bascule à un moment donné, c'est parce que des gens ordinaires dans une situation ordinaire commettent forcément des erreurs. Résultat, ce roman est peut-être le meilleur du triptyque, évoluant tout en conservant les atouts et les atours des précédents. Entre deux pavés ambitieux, il est parfois bon de s'offrir un roman de pur divertissement, du moment qu'il est de qualité...

Nominations :
Prix Landerneau Polar 2014

Citation

Aucune ville n'est belle sous la pluie. Même l'Arc de Triomphe ou le Sacré-Cœur prennent des airs de ruines romaines par temps orageux.

Rédacteur: Thomas Bauduret jeudi 16 janvier 2014
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