Le Gang des souris vertes

Chaque crime avait son écosystème, intervenait dans une communauté d'individus aux prises avec leur environnement. C'était généralement l'erreur de l'assassin, il croyait qu'en tuant une personne il supprimait juste une existence et qu'il lui suffisait d'effacer les traces de son acte pour que la vie autour reprenne. C'était particulièrement débile, parce que son crime remettait nécessairement en cause tout un dense réseau de dépendances, d'échanges, d'informations et que, tôt ou tard, celles-ci réapparaitraient pour peu que l'on dresse avec précision la carte de cet écosystème. C'est pourquoi rien, même le plus petit élément, ne devait être laissé de côté.
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dimanche 14 avril

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Essai - Policier

Le Gang des souris vertes

Braquage/Cambriolage - Procédure MAJ vendredi 31 janvier 2014

Note accordée au livre: 4 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 19 €

Imen Ghouali
Paris : Hors commerce, octobre 2013
268 p. ; illustrations en couleur ; 22 x 14 cm
ISBN 978-2-258-10431-0

De quoi faire pleurer les péjistes de valence...

11 septembre 2001. Un bulldozer défonce le centre administratif de la Banque Populaire des Pyrénées, à Saint-Estève. Il est 9 h 30, les cinq employés de la banque, médusés, voient débouler trois braqueurs qui empochent en quelques minutes onze millions de francs. En partant, ils laissent une bombe à retardement destinée à déclencher l'incendie qui effacera toutes leurs traces. Toutes ? Pas vraiment. La police a tôt fait de remonter leurs traces en pistant celle du bulldozer et des appels téléphoniques passés dans le périmètre de la banque les mois qui ont précédé l'attaque. C'est un petit élément imprévisible qui aura mis la puce à l'oreille des gendarmes chargés de l'enquête : un passionné d'engins de chantier, qui a vu les braqueurs s'affairer, à des centaines de kilomètres de là, autour d'un bulldozer qu'il admirait. En pistant les appels "bornés" dans le coin, à force de patience, les gendarmes ont pu les remonter jusqu'au périmètre de la banque. L'analyse est impressionnante. La bande est logée, il ne reste plus qu'à procéder aux interpellations. Mal conduites, deux d'entre eux s'échappent, les plus dangereux : ceux qui ont participer directement à l'attaque commando dans la banque. Une longue traque débute alors, qui durera neuf ans ! Neuf années de cavale, d'une clandestinité qui coûte évidemment très cher et contraint nos fuyards à multiplier les casses pour vivre. Une traque dont aucun détail ne nous est épargné et qui est un modèle du genre, prodigieuse d'intelligence dans les recoupements auxquels procèdent les gendarmes pour loger les malfrats. Une traque qui aboutira à la mise en place d'un piège sanglant au cours duquel l'un d'eux se donnera la mort, non sans avoir usé avant de son arme contre les gendarmes venus l'arrêter. L'ouvrage est passionnant, se lit d'une traite, rythmé comme un thriller de cavale en braquages, révélant l'audace incroyable des deux fugitifs et pointant tout autant la pugnacité des gendarmes, incroyablement patients et minutieux dans l'exploitation des maigres données du terrain, et d'une ingéniosité sans pareille pour déjouer les fausses pistes et contrecarrer la concurrence de la PJ saisie aux moments chaque fois les moins importuns de l'enquête par des juges plus soucieux de carrière que de justice...

Citation

Il ne faut pas en vouloir à mon copain. Il n'est pas violent. C'est juste que la chaise en pleine tronche, ça fait mal.

Rédacteur: Joël Jégouzo vendredi 31 janvier 2014
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