L'Enfer de Church Street

Il avait voulu rendre service et aider ce pauvre bougre de mort et voilà qu'on l'impliquait dans une affaire de meurtre... C'était absurde, un jésuite franc-maçon, ça n'existait pas ou alors peut-être au Siècle des lumières et encore ils ne devaient pas courir les loges...
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lundi 14 juin

Contenu

Roman - Thriller

L'Enfer de Church Street

Psychologique - Religieux - Chantage MAJ jeudi 05 mars 2015

Note accordée au livre: 4 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 15 €

Jake Hinkson
Hell on Church Street - 2012
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Sophie Aslanides
Paris : Gallmeister, mars 2015
238 p. ; 20 x 13 cm
ISBN 978-2-35178-087-9
Coll. "Neonoir"

Actualités

  • 06/06 Prix littéraire: Sélections 2016 des Trophées de l'association 813
  • 25/06 Prix littéraire: Sélections 2015 des GPLP
  • 28/03 Librairie: Deux rencontres "Polar" à La Machine à lire (33)
    La Machine à lire ne remonte malheureusement pas le temps, mais le Diable sait que la plupart des protagonistes des deux ouvrages qui vont être prochainement présentés dans la librairie bordelaise le souhaiteraient ! Le romancier américain Jake Hinkson est l'un de ceux choisis par les éditions Gallmeister pour lancer la nouvelle collection classieuse "Néo Noir". Son Enfer de Church Street est bien écrit avec un personnage retors et faussement naïf qui se raconte le temps d'un périple en voiture. L'histoire ne manque pas d'originalité, et le rendu nous permet de découvrir un "chasseur" pathétique qui a beaucoup à voir avec celui de La Nuit du chasseur. Et l'on pense à Robert Mitchum. Vous pourrez rencontrer Jake Hinkson le mardi 31 mars à partir de 18 h 30. À noter que Bernard Daguerre officiera comme maitre de cérémonie.
    Le 2 avril à 18 h 30 aura lieu la présentation de l'ouvrage collectif Passés par la case prison. Loin du Monopoly et de son ambiance ludique, cet ouvrage joue sur la notion de passé (de résilience ?) et est publié à La Découverte par l'Observatoire international des prisons. Outre une préface de Robert Badinter, le collectif héberge des auteurs de qualité. Jugez plutôt : Olivier Brunhes, Philippe Claudel, Marie Darrieusecq, Virginie Despentes, Nancy Huston, Mohamed Kacimi, Pierre Lemaitre et Gérard Mordillat. Pour l'occasion, seront présents Olivier Brunhes, Christophe de La Condamine et Gérard Mordillat. S'il y a bien un nom que vous ne devez pas connaitre, alors c'est celui de Christophe de La Condamine. Ex-détenu pour braquage, l'homme a été un temps bibliothécaire en prison, et a écrit Journal de taule (L'Harmattan, 2012). Notons que la rencontre sera animée par Christian Jacquot.

    La Machine à lire
    8, place du Parlement
    33000 Bordeaux
    Tél. : 05.56.48.03.87
    Fax : 05.56.48.16.83
    Liens : Passés par la case prison |Virginie Despentes |Pierre Lemaitre

  • 06/03 Édition: Parutions de la semaine - 6 mars

Hunter inside me

Sur un parking de supermarché, un homme en braque un autre au volant de sa voiture. Ce dernier lui fait une surprenante proposition : en échange de trois mille dollars, ils doivent se rendre en un lieu bien spécifique où un acte tout aussi spécifique sera commis. Si tout cela vous semble étrange, ça l'est encore plus pour notre braqueur qui s'embarque contraint et forcé dans une folle virée de cinq heures sur fond de confession morbide. Le roman de Jake Hinkson se déroule quasiment en temps réel, et déroule la confession d'une descente aux enfers d'un être pathologiquement atteint. Au volant se trouve Frère Webb de l'Église Baptiste pour une Vie Meilleure. Une église typiquement américaine, et qui fait diablement peur. Une importante communauté se trouve dans la commune de Little Rock en Arkansas. Le narrateur se dévoile, et c'est une mise à nu peu affriolante à laquelle on est convié. Il se retrouve à éduquer les enfants de la communauté avec des sermons auxquels il ne croit pas. Il faut bien le dire : son portrait psychologique est effarant. À trente-cinq ans, il est toujours vierge et possède une imposante collection de cassettes vidéo pornographiques qu'il reluque le soir en se soulageant avant de les remiser dans un coffre cadenassé. Jusqu'au jour où il croise le regard d'Angela Card, une adolescente mal dans sa peau, un peu grosse, fille du pasteur, et dont il tombe instantanément amoureux. Angele en aime un autre mais va se laisser manipuler et séduire. Les rencontres secrètes et nocturnes vont se multiplier. Mais dans un petit bled comme celui de Little Rock, les secrets ne peuvent prétendre rester secrets, et ceux qui les découvrent peuvent très vite céder à la tentation du chantage. Ce sera le cas de Doolittle Norris, aîné d'une fratrie de bootleggers assassins, qui a réussi le tour de force de se faire élire shérif. Son manque de scrupules associé à un concours fâcheux de circonstances va aboutir à une série de crimes les plus sanglants les uns que les autres. Des crimes froids d'une logique implacable... Il y a de ce prêcheur de La Nuit du chasseur derrière le personnage de Geoffrey Webb, mais aussi du shérif de L'Assassin qui est en moi - même si là, la personnalité du second est sans nul doute équitablement partagée entre Geoffrey Webb et Doolittle Norris. Les non-dits derrière les portes des maisons des croyants de l'Église Baptiste pour une Vie Meilleure n'ont rien à envier à la cruauté de la famille Norris dominée d'une poigne de fer par une espèce de Ma Dalton antipathique. Mais ce qui étonne, c'est que plus le roman avance, plus Geoffrey Web se révèle psychopathe et calculateur, et plus on éprouve de compassion. Et c'est bien le tour de force réalisé par Jake Hinckson, lui-même fils de prêcheur baptiste, dans cet Enfer de Church Street.


On en parle : Lire n°434

Citation

Non, j'aime pas, ici. Chaque seconde que je passe dans cette maison, j'avance d'un pas vers la prison. On va aller quelque part où on ne risque pas de se faire mater par toute la ville.

Rédacteur: Julien Védrenne mardi 19 mai 2015
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