Cette personne qui n'aimait pas les chiens

Elle s'est détachée de moi, s'est levée en titubant, a ramassé ses vêtements et a tenté de fuir, se reprochant déjà d'avoir livré son secret. Mais cette fois-ci, je n'étais pas ivre et je n'ai eu aucun mal à la rattraper et à la plaquer dans le sable. Sans savoir comment, l'instant d'après nos langues et nos corps se sont emmêlés en une étreinte chargée de désespoir et de passion. Nous étions l'un dans l'autre, l'un sur l'autre, l'un sous l'autre et nos peaux, l'une contre l'autre, avaient un parfum ineffable, un mélange de sable, de sel, de sueur, de rhum, de douleur et d'amour fou. Dieu a béni notre union d'une pluie tiède et douce. Nous étions encore soudés l'un à l'autre, endormis, quand la lumière du soleil a inondé nos corps...
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Contenu

Roman - Noir

Cette personne qui n'aimait pas les chiens

Psychologique - Social - Médical MAJ lundi 11 janvier 2016

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 19,8 €

Michaël Moslonka
Saint-Hilaire-Cottes : Fleur sauvage, septembre 2015
392 p. ; 20 x 13 cm
ISBN 979-10-94428-05-4

Il n'y a plus d'espoir

Même si dès le départ l'enquête est confiée à un détective privé, tout est biaisé depuis le début dans ce nouveau roman de Michaël Moslonka. Le détective, ancien flic, est une épave qui carbure à l'alcool et à la codeïne. Sa cliente, quant à elle, est un folle furieuse qui lui demande de découvrir le coupable d'une série de meurtres atroces. En effet, quelqu'un s'amuse à tuer et à éviscérer des chiens. Hasard malheureux pour le détective : la dernière victime canine portait un collier qui avait le même nom que lui. C'est alors que l'enquête ne devient que prétexte pour présenter une galerie de personnages qui sombrent tous : un SDF qui vit tranquillement en lisant des livres et semble détenir des informations essentielles, un détective aux abonnés absents, une adjointe qui vit dans la marge et décide de se déguiser en folle pour s'introduire dans une maison spécialisée où tout se passe de manière étrange, un policier paranoïaque aux méthodes spéciales.
Avançant comme dans un cauchemar éveillé, l'histoire se déplace sans cesse d'un personnage à l'autre. Il s'y permet des choses incroyables car l'intrigue vire vers le passé du détective en présentant sa famille dysfonctionnelle - un père bizarre et ancien GI, une mère qui préfère sombrer dans la folie plutôt que d'affronter des puissances trop fortes, un oncle qui tente de devenir à la fois l'homme d'affaires incontournable de Marseille et son parrain. Évidemment, il devrait dans un système normal exister les garde-fous que représentent la police, la justice et les services médicaux. Ici, ils sont incarnés par un policier qui désire organiser le monde selon sa volonté de justicier, un psychiatre particulièrement bizarre et une directrice de maison de retraite qui ne jure que par les théories eugénistes du Troisième Reich ! Dès que certains éléments positifs apparaissent, ils sont aussitôt annihilés par d'autres qui font basculer de nouveau l'enquête du côté de l'inquiétant.
Face à une vie boiteuse et bancale, Cette personne qui n'aimait pas les chiens se met au diapason avec des personnages cabossés par la vie, brinquebalés entre leurs envies et la réalité. une réalité qu'ils nient en s'offrant une échappatoire dans la folie, la paranoïa ou bien encore les drogues légales ou non.

Citation

Le misanthrope ne lui jettera pas la pierre. Il sait très bien ce que c'est que d'épouser le défaitisme. Il en connaît les conséquences.

Rédacteur: Laurent Greusard lundi 11 janvier 2016
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