Gauguin mort ou vif

Mes chances n'auraient peut-être pas été beaucoup plus grandes, amis il serait toujours resté un doute ? la théorie du crime de rodeur, du massacre mystérieux aurait pu être défendu.
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Roman - Policier

Gauguin mort ou vif

Ethnologique - Vengeance - Artistique MAJ vendredi 03 juin 2016

Note accordée au livre: 2 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 20 €

Marie-Claude Devois
Paris : Cohen & Cohen, mai 2016
250 p. ; 21 x 15 cm
ISBN 978-2-36749-034-2
Coll. "ArtNoir"

Peine à jouir

Après Van Gogh (Van Gogh et ses juges) et Velasquez (La Jeune fille au marteau), Paul Gauguin est le fil conducteur artistique du troisième roman de Marie Devois paru dans cette collection très graphique aux tranches des pages entièrement noires.
Un tatoueur breton doit réaliser, au feutre, une immense œuvre à motifs polynésiens sur le crâne et tout l'arrière du corps d'un homme mystérieux. C'est donc un faux tatouage. Plus tard, un homme visiblement en pleine dépression découvre un corps tatoué allongé dans une crique du Pouldu. Il appelle la police mais quand les gendarmes arrivent, le corps a disparu... Marie Devois lance sa machine policière en prenant son temps (on saura tout sur le tatoueur et le témoin). Le témoin a-t-il menti ? Le lecteur se doute que non puisqu'il a assisté à sa séance de tatouage. Le témoin est en fait un ex-légionnaire en plein choc post-traumatique. Malgré les doutes, les flics font pourtant leur enquête. Ils vont y relier d'autres faits étranges comme un plateau de jeu abandonné sur la plage, la possible agression d'une femme bizarre voulant vendre sa maison, ou la dispersion de figurines d'oies blanches dans un petit musée de Pont-Aven. Tout ceci, très disparate, s'accumule avec des insertions de textes où le "coupable" nommé IL semble poursuivre une obscure vengeance.
Impossible de résumer l'enquête du commissaire quimpérois Paul Magnin. Roman problème avec ses symboliques du jeu de l'oie ? Roman judiciaire avec les rapports entre flics, juge d'instruction et description des procédures ? Rien de tout cela car l'auteur empile les pistes et les longueurs au risque de se perdre. Du coup, voilà Magnin aux Îles Marquises, tous frais payés par la justice française, sur les traces d'un groupe venu là il y a une dizaine d'années. Il est parvenu à démêler l'écheveau de cette intrigue trop foisonnante et confuse (l'auteur est obligée de résumer dans l'avion) et enquête autour de la reconstitution de la Maison du Jouir de Gauguin. Voilà donc une histoire de filiation de Gauguin (tout sur l'état civil), d'imitation de ses plaisirs sexuels et de vengeance. C'est un vaste programme qui aurait mérité plus de rigueur de scénario et surtout des coupes franches dans le texte pour mettre en avant les ingrédients motivants, comme cette visite à Atuona.

Citation

Écoute ça. Il [Gauguin] écrit qu'il est venu aux îles Marquises car on peut y trouver des modèles pour une poignée de bonbons. Des gamines sans défense, des filles toujours plus jeunes qu'il entraîne à l'étage de sa case entièrement tapissée de photos porno pour leur faire l'amour. Quel porc ! Quand tu sais qu'en plus il était syphilitique et qu'il avait le corps couvert de plaies...

Rédacteur: Michel Amelin vendredi 03 juin 2016
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