Hôtel Les Embruns

Comme dans un rêve, il s'empara, non pas d'un marteau, mais de la bouteille de vin à demi-pleine et la brisa contre l'angle de la table. Le tesson redoutable serré dans son poing gauche à s'en faire blanchir les phalanges, il se précipité à nouveau vers l'inconnu et commença à sabrer l'air avec les pointes de verre.
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mercredi 18 mai

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Roman - Noir

Hôtel Les Embruns

Politique - Urbain - Révolution MAJ mercredi 13 septembre 2017

Note accordée au livre: 4 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 18 €

Serge Radochévitch
Malzéville : Territoires témoins, mai 2017
178 p. ; 21 x 14 cm
ISBN 978-2-918-63439-3
Coll. "Borderline"

Quand la ville se réveille

L'Hôtel Les Embruns, au cœur de la ville, est l'endroit où les principaux protagonistes de ce roman vont se croiser. Un journaliste, Simon, vient de s'y installer, et il croit qu'il va y passer quelques jours tranquilles, mais c'est compter sans ce brave Valentin. Ce dernier est employé justement par l'hôtel, mais il est retrouvé mort, battu, un soir en sortant du travail. Ce fait divers est le début d'une tornade qui va s'accentuer au fil des jours, prenant de l'ampleur au fur et à mesure de l'exaspération qui grimpe. Car ce qui pourrait n'être qu'un fait divers se révèle plus compliqué : interviennent dans l'intrigue des terroristes de Daesh, des groupes para-militaires et néo-nazis, des groupes d'auto-défense qui en quelques heures passent de l'option surveillance des rues à bastonnade des jeunes qui n'ont rien à y faire. À l'intérieur de ces émeutes, forcément, certains en profitent pour régler des comptes personnels. Lorsque les investigations des journalistes et des policiers les entraînent vers d'autres cibles que les jihadistes, les coupables décident de se débarrasser des témoins et de complices qu'il jugent trop faibles...
Le nouveau roman de Serge Radochévitch se termine par une pirouette qui permet de découvrir ce qui se cachaient derrière ces crimes. L'ensemble est l'occasion de renouer avec de vieux classiques du genre, style La Clé de verre de Dashiell Hammett. En effet, la violence est un moyen de mettre à jour l'ordre bourgeois et criminel qui organise la ville. Il y aura des victimes collatérales, mais ce seront surtout des méchants qui essayaient d'échapper aux poursuites, des branches pourries pour leurs collègues plus motivés par le crime. C'est vif, rythmé, sans grande prétention, comme un bon Mocky que l'on imagine bien utiliser ce genre d'intrigue pour l'un de ses films de série B. joyeusement foutraques.

Citation

Il mit une main en visière, pas gêné celui-là ! Connard ! Il vit quelqu'un sortir de la voiture, il allait lui dire... Un coup terrible à la tête, Valentin s'effondra.

Rédacteur: Laurent Greusard mercredi 13 septembre 2017
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