Tueurs en série de France

Certains ont été jusqu'à affirmer qu'il avait plus de pouvoir que le pape lui-même, et que celui qui loge au Vatican, dans le palais apostolique, a intérêt à prêter allégeance au maître de la Curie généralice, située via dei Penitenzieri, quelques pâtés de maisons plus loin, s'il veut pouvoir jouir d'un pontificat calme et sans histoires.
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Essai - Policier

Tueurs en série de France

Historique - Tueur en série - Faits divers MAJ mardi 09 mars 2021

Note accordée au livre: 4 sur 5

Poche
Réédition

Tout public

Prix: 9 €

Sylvain Larue
Avec la collaboration de Charles Bottarelli, Alain Fisnot, Christophe Belser, Nathalie Michau, Jean-Michel Cosson & Gisèle Vigouroux
Riom : De Borée, février 2021
398 p. ; illustrations en noir & blanc ; 18 x 11 cm
ISBN 978-2-8129-2702-7
Coll. "Histoire et documents poche"

Je tue ils

Les éditions De Borée remodelées désormais en une nouvelle structure, éditent en format poche les compilations du prolifique Sylvain Larue parues en grand format en 2008. Ici, il raconte, en utilisant aussi des récits d'auteurs de la fameuse collection des faits divers par départements, vingt-huit affaires qui concernent toutes des criminel(le)s ayant tué plusieurs fois. Le concept de "tueur en série" décliné du serial killer (meurtres dans le temps, protocole semblable, excitation sexuelle, et victimes inconnues) colle bien à Joseph Vacher le tueur des bergères (et bergers), à Guy Georges, à Francis Heaulme, au Docteur Petiot, à Roberto Succo, à Thierry Paulin le tueur des vieilles dames, à Patrice Alègre ou à Pierre Chanal le tueur des soldats de Mourmelon, mais pas à Émile Louis qui connaissaient ses victimes, ni à Jeanne Weber l'étouffeuse d'enfants, ni aux empoisonneuses et ni aux Killing Spree pris de folie meurtrière qui assassinent leur famille avant de descendre des passants (Christian Dornier/la tuerie de Luxiol, quatorze morts et huit blessés en une demi-heure, ou Éric Borel, seize ans, qui tue sa famille en 1995, son meilleur ami et onze autres personnes, en blessant six autres, ou même Richard Dunn, qui fait un massacre parmi le conseil municipal de Nanterre en mars 2002. Mais ne mégotons pas et envoyons les intéressés sur la copieuse fiche Wikipédia sur l'appellation "tueur en série". Sylvain Larue a pour lui de grandes qualités de vulgarisateur. Dans un style très dynamique et clair, il nous conte donc de bien sinistres périples : de l'empoisonneuse bretonne Hélène Jegado au milieu du XIXe siècle à Émile Louis, le conducteur de car des jeunes filles placées en institut et en famille d'accueil (procès au début des années 2000 pour des affaires remontant aux années 1970). Sylvain Larue résume d'une manière efficace des affaires parfois très alambiquées, s'étendant sur très longtemps, et qui ont parfois connu plusieurs procès. Émile Louis, justement, en est un très bon exemple. L'auteur n'en oublie pas pour autant de tracer souvent les grandes lignes du procès, voire de mettre en avant le travail époustouflant déployé par certains enquêteurs comme, par exemple, toujours pour Émile Louis, le gendarme Christian Jambert qui va s'acharner à découvrir la vérité jusqu'à se suicider... On citera aussi le gendarme Jean-François Abgrall qui poursuivra sans relâche les recoupements et les rencontres avec Heaulme pendant de longues années... Manque, chronologiquement après Émile Louis, Michel Fourniret, sans doute parce que les instructions sont toujours ouvertes. Au final, un livre indispensable pour ceux qui s'intéressent aux affaires criminelles avec de réelles découvertes et, toujours, une claire chronologie qui permet de survoler rapidement le déroulement des faits.

Citation

L'usage du poison est un domaine souvent réservé aux femmes. Voici rassemblés les cas de trois autres criminelles qui jugèrent bon d'épicer le repas de leurs proches... à l'arsenic.

Rédacteur: Michel Amelin mardi 09 mars 2021
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