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Roman - Policier

L'Ivresse des flammes

Vengeance - Mafia - Rural MAJ lundi 15 mars 2021

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 18,5 €

Fabio Benoit
Lausanne : Favre, mars 2021
332 p. ; 22 x 14 cm
ISBN 978-2-8289-1899-6
Coll. "Thriller"

Les porcs de l’angoisse

Marco, le policier de Neuchâtel a déjà bien à faire avec diverses morts violentes, quand un nouveau cas se présente : un incendiaire sévit dans la région et brûle des étables. Mais son dernier forfait a ravagé un domaine entier et manqué de tuer le propriétaire. Pourtant, ce dernier incendie présente des différences avec les exploits du pyromane. Quelqu'un aurait-il profité de la notoriété faite à ces crimes pour exécuter une vengeance personnelle ? Or personne ne connaît la vengeance mieux que la mafia... Cet acte révèle des souvenirs douloureux chez Angel, un Sarde exilé en Suisse où il a refait sa vie. Jeune homme, lorsqu'il s'appelait encore Efisio, il ne rêvait que de peinture, au grand dam de son père et son oncle qui trouvaient cette passion pas assez virile. Un père dont il avait découvert qu'il faisait partie d'un groupe prétendument révolutionnaire rançonnant les plus riches, n'hésitant pas à tuer — et élever des cochons est bien pratique pour se débarrasser des cadavres... Efisio revient d'un séjour à l'armée pour constater qu'une bande rivale a massacré une partie de sa famille. En Sardaigne, cela ne peut signifier qu'une chose : le sang doit être vengé. Et pourtant, tout ce passé jonché de cadavres est mort et enterré. Et si quelqu'un tentait de le ressusciter ? Mais pourquoi ?
Troisième volet d'une série où il est préférable, mais pas indispensable, d'avoir lu les tomes précédents auxquels il est fait référence, cet opus choisit le principe du roman choral en passant d'un narrateur à l'autre. Un parti-pris à la mode, surtout en Anglo-Saxonnie, mais difficile à gérer, surtout avec de nombreux flashbacks, mais dont l'auteur se sort avec une certaine maestria. Un passé et un présent donc qui mêlent deux classiques du genre : le polar d'enquête et le récit mafieux, ici parfois très violent. Le tout mérite donc qu'on s'accroche pour se souvenir de qui est qui, d'autant que l'intrigue s'attache à une figure sous-employée dans le polar, celle du pyromane, assez rare depuis un certain Robert Bloch (auquel on peut ajouter Louis Sanders). On passe également de la grisaille suisse à la chaleur sarde. Fabio Benoit impose un style sec et précis, presque journalistique (autre grand classique), qui s'interrompt pour des petites notations assez réussies. Le tout ne révolutionnera pas le genre, et n'en a certainement pas l'ambition, mais fait une variation plus qu'estimable sur thèmes imposés.

Citation

L'azur infini du ciel s'est soudain épaissi et assombri. De plus en plus grisâtre et bardé de nuages, il est devenu oppressant et semble peser une tonne. J'ai l'impression qu'il est en train de s'abattre sur le couvercle de la tombe de ma précédente vie. Cette existence faite de rêves multicolores, où les jours et l'air sentaient cette bonne odeur de l'insouciance qui vient de m'être volée.

Rédacteur: Thomas Bauduret lundi 15 mars 2021
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