Qui le sait ?

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Contenu

Roman - Thriller

Qui le sait ?

Social - Chantage - Domestique MAJ vendredi 09 avril 2021

Note accordée au livre: 2 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 21,9 €

Lesley Kara
Who Did You Tell? - 2019
Traduit de l'anglais par Clara Gourgon
Paris : Les Escales, janvier 2021
378 p. ; 23 x 14 cm
ISBN 978-2-36569-533-6
Coll. "Les Escales noires"

In vino veritas

Elle s'appelle Hilary, mais par rébellion, elle s'est rebaptisée Astrid. Réfugiée chez sa mère à Flinstead, un trou paumé balnéaire qui change de son quotidien trépidant à Londres, sa vie retrouve du sens lorsqu'elle rencontre le beau Josh sur la plage. Josh qui lui fait rencontrer son père, lequel lui propose de reprendre son ancien métier de décoratrice et peindre un trompe-l'œil dans une des pièces de sa maison. Une manne inespérée pour Astrid, qui vit aux crochets de sa mère en attendant de toucher des allocations. Seulement voilà, Astrid a un secret qu'elle n'ose confier à son nouvel amour. Elle est alcoolique en rémission, sobre depuis quelques mois à peine et encore fragile en dépit du soutien des Alcooliques Anonymes locaux. Une existence sous emprise qui lui a déjà coûté Simon, son grand amour, alcoolique lui-même, qui a fini par rompre avec elle en une tentative de se sauver, mais qui s'est suicidé en se jetant du haut d'une falaise. Or quelqu'un commence à harceler Astrid avec des lettres et des messages cryptiques. Pire encore, quelqu'un qui semble connaître le pire de tous les secrets de sa période sous influence. Un secret qu'elle n'a confié à personne... À qui Simon pourrait-il en avoir parlé ? Et pourquoi ?
Le polar anglais est en train de devenir une véritable cottage industry, comme on dit là-bas, propulsé par quelques best-sellers genre La Fille du train. D'où parfois un certain sentiment d'uniformité tant tout le monde utilise les mêmes recettes. Le moins que l'on peut dire est que le point de départ de ce roman n'est pas vraiment d'une grande originalité, rappelant les suspense des années 1950 avec bien sûr les intercalaires d'une tierce personne censée faire figure de méchant. Généralement, la conclusion est ce qui donne l'opinion finale, mais là, si on nous évite le cliché désormais éventé de l'homme idéal qui s'avère coupable de tous les maux, trop de rebondissements finissent par écorner la crédibilité, surtout avec (sans trop déflorer) un happy-end qui s'ingénie à absoudre notre héroïne de tous ses péchés. C'est cette héroïne-narratrice qui, par contre, est le point fort du roman : un point de vue crédible (lui...), vivant, qui rend bien l'enfer de l'alcool et la tentation constante, imposant donc plutôt une musique douce que les grandes orgues du hou-fait-moi-peur. Quant au décor de petite ville, il est plutôt bien décrit. Un personnage en quête de roman, serait-on tenté de dire. Mais il lui manque quelque chose...

Citation

Après le dîner, j'ouvre mon exemplaire des Alcooliques Anonymes. J'ai beau lire le même paragraphe pour la troisième fois, je n'arrive toujours pas à en saisir le sens. Ce n'est pas pour rien qu'on surnomme ce bouquin "Le Gros Livre". Obsolète et répétitif. J'ai l'impression d'avoir commencé à le lire il y a des siècles. Mais je dois bien admettre qu'à ce jour, ce livre est ce qui s'apparente le plus à un guide de survie.

Rédacteur: Thomas Bauduret vendredi 09 avril 2021
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