L'Épouse silencieuse

Par instants, ses dents s'entrechoquaient, son estomac palpitait, elle suait... Une fois à l'intérieur, elle ne ressentit rien... À ce moment, elle aurait pu reparir, regagner la gare... Ouvrir tous les casiers de la consigne automatique... Prendre l'argent et disparaitre, par le train de 4 h 35.
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jeudi 16 septembre

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Roman - Policier

L'Épouse silencieuse

Tueur en série - Prison - Domestique MAJ vendredi 06 août 2021

Note accordée au livre: 1 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 20,9 €

Karin Slaughter
The Silent Wife - 2020
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Maxime Shelledy, Souad Degachi
Paris : HarperCollins France, avril 2021
680 p. ; 21 x 14 cm
ISBN 979-10-339-0770-1
Coll. "HarperCollins Noir"

Tueur en série (télévisée)

Le jogging matinal (à l'heure des violeurs, d'après ses colocs) de Beckey Caterino finit bien mal : non seulement elle est agressée, mais son ravisseur la drogue au Rohypnol et utilise de bonnes connaissances en anatomie pour la maintenir consciente durant les sévices qu'il lui fait subir. Jeffrey Tolliver, chef de la police de Grant County, est mis sur l'enquête alors qu'il se remet mal de son divorce avec Sara Linton qui ne cesse de le narguer. Pourtant, sa collègue Lena Adams, pensant à un accident, a bien abîmé la scène jusqu'à ce que l'on découvre que la victime a été tuée d'un coup de marteau. Un coupable idéal est trouvé, un pédophile nommé Daryl Nesbitt qui coche toutes les cases, bien qu'il clame son innocence. Dix ans plus tard... Will Trent est mis sur l'affaire d'un détenu tué en prison. Will qui est désormais en couple avec Sara Linton... Or un autre détenu prétend savoir qui est le coupable, mais ne donnera l'information que si l'on rouvre l'enquête le concernant, puisqu'il se dit innocent. Un détenu du nom de Daryl Nesbitt... Will découvre que de nombreuses autres jeunes femmes ont été tuées selon le même modus operandi que le meurtre initial au rythme de deux par an. De plus, une des survivantes a eu un enfant de son violeur !... Les analyses d'ADN pourraient donc innocenter Daryl Nesbitt. Mais en remontant au meurtre initial, Will risquerait de piétiner la mémoire de Tolliver, mort en service depuis, que tous considèrent comme un des meilleurs flics qui ait existé. Et pourtant, il faut bien empêcher le tueur de frapper encore...
Karin Slaughter (sans relation avec Frank G. Slaughter, l'auteur de mélodrames médicaux) est une auteure très inégale (votre humble chroniqueur se rappelle de romans truffés d'invraisemblances), mais là, on a la double peine puisque les deux syndromes qui nuisent au genre ces temps-ci ont frappé : celui du Livre Ventripotent™ et l'obligatoire soumission aux séries télévisées qui sont le plus sûr chemin vers les têtes de gondole et le graal qu'est une adaptation télévisuelle. On a donc plus de vingt pages de développement sur la première victime, qui disparaît donc de l'histoire, puis encore une bonne trentaine avant de daigner en venir au fait. Par la suite, pour remplir plus de six cent cinquante pages, le tout est bourré de dialogues-Ikéa et de fiches Wikipédia sur à peu près tout ce qui traîne. Pour le syndrome série télévisées, il y a bien sûr le retour de personnages secondaires façon soap opera (il vaut mieux avoir lu les épisodes précédents pour ne pas être noyé) avec un suspense insoutenable : les deux personnages finiront-ils par se marier ? Le lecteur en reste pantelant... Enfin, il y cette façon de passer l'intrigue dans une moulinette où tout est mis au même plan jusqu'à créer ce ronron où des éléments importants passent à l'as dans le flot uniforme de mots. C'est aussi le genre de roman où on nous dit qu'un personnage de trente-deux ans a quinze ans de métier derrière elle, ce qui veut dire qu'elle est entrée dans la police à dix-sept ans... Karin Slaughter s'en justifie par une postface où elle explique à peu de chose près qu'elle fait bien ce qu'elle veut, argument dont chacun appréciera ou non la pertinence. C'est aussi le genre de roman où le fait qu'un innocent ait passé dix ans en prison ne semble choquer personne, on trouve un truc pour expliquer qu'il l'avait bien mérité parce que c'était un VILAIN et tout va bien (et on passe sur la chance qui fait qu'un tueur en série dont il est dit qu'il aime prendre des risques et dont certaines victimes ont réussi à lui échapper ait pu sévir pendant dix ans sans que personne ne voie quoi que ce soit, surtout dans ces récits où la police est généralement infaillible.) Enfin, il y a de fortes chances que le lecteur un peu attentif découvre vite le coupable... Tant pis pour les amateurs de bons polars.

Citation

Cela rappela à Will l'une des plus importantes leçons qu'Amanda lui avait jamais enseignées : le policier le plus dangereux, lors d'une enquête, c'était celui qui pensait toujours avoir raison.

Rédacteur: Thomas Bauduret vendredi 06 août 2021
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