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lundi 28 novembre

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Roman - Thriller

Les Sept châtiments

Tueur en série - Ésotérique - Vengeance MAJ mardi 03 mai 2022

Note accordée au livre: 2 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 21 €

Jordi Llobregat
No hai lus bajo la neve - 2019
Traduit de l'espagnol par Vanessa Capieu
Paris : Le Cherche midi, octobre 2021
460 p. ; 22 x 14 cm
ISBN 978-2-7491-6579-0
Coll. "Thriller"

Cinéma-bis

L'inspectrice de Barcelone Alex Serra est déjà traumatisée par la disparition de sa sœur lorsqu'elles étaient enfant. Elle est encore plus mal barrée depuis qu'elle a blessé involontairement son coéquipier lors d'une opération. Pourtant, c'est à elle qu'on fait appel lorsqu'un cadavre est découvert au fond d'une piscine dans le petit village de Val Tova. Comme les premières constatations démontrent que la victime était française, on lui adjoint un lieutenant français, Jean Cassel. La victime s'appelait Daniel Latour, et travaillait à la construction d'une station de sports d'hiver à destination des futurs jeux Olympique... d'hiver. Autant dire qu'une affaire de meurtre pourrait faire capoter le projet déjà mis à mal par la contestation de mouvements écologistes et des sabotages. De plus, la victime logeait dans un ancien monastère où elle a été un temps résidant. Un lieu qui n'est pas sans ses propres secrets et où, durant son séjour, Latour était peut-être à l'origine des commérages ayant entraîné la mort par suicide d'un condisciple... Les examens légistes démontrent que la victime avait les paupières cousues et un trou au poinçon sur le front. Lorsque les meurtres se poursuivent avec pour point commun une évocation des Sept péchés capitaux, l'enquête s'oriente vers la Colonie, une usine locale qui, juste après la Seconde Guerre mondiale, relevait plutôt du camp de travail...

En cinéma, on parle de "Cinéma-bis" pour des films jadis fauchés (aujourd'hui gavés de millions) se contentant de surfer sur les grands succès du moment. On pourrait employer le même terme pour ce roman-Frankenstein qui semble composé en mettant dans un mixeur tous les thèmes à la mode : une Fliquette A Problèmes (FAP, remplaçant le Détective A Problèmes cher au regretté Michel Lebrun) qui, comme dans les séries télévisées, a le don de visionner les scènes de crime (retenez bien ce détail, car il n'aura aucune incidence par la suite), deux institutions suspectes pour le prix d'une (un indispensable monastère et une usine désaffectée, et on peut y rajouter la station en construction), un tueur en série déguisé en moine s'inspirant des Sept péchés capitaux (fermez les yeux et cherchez Kevin Spacey), des références à la Seconde Guerre mondiale, et pour la visite à une sœur recluse et aveugle détentrice de Lourds Secrets™ (Oui, comme dans Les Rivières pourpres), voir page 394... Et, bien sûr, l'intrigue s'embrouille à loisir, mais au final, le mobile est des plus simplistes et n'a rien à voir avec les nombreux éléments jetés au petit bonheur la chance. Parce que l'intrigue ne cesse de n'en balancer de nouveaux sans forcément les traiter, comme l'idée de pressions pour résoudre l'affaire sans gêner les affaires en cours (fermez les yeux et entendez le générique des Dents de la mer) évoqué pour être aussitôt oublié. Évidemment, on parle d'un public de série télévisé qui a l'habitude qu'on balance des éléments épars sans se soucier de logique tant qu'on mouline du métrage, mais là... Ce n'est pas une catastrophe intégrale comme La Nostalgie du sang, de Dario Correnti, certains passages sont bien sentis, mais il aurait fallu un solide travail éditorial pour resserrer les boulons. Encore faudrait-il pour ça avoir un minimum de respect du cochon de payant...

Citation

La vue était impressionnante. Le ciel, une mer infinie de nuages dans les tons gris. Dominés par la masse du Pic Pedros, les sommets enneigés se dressaient à l'horizon, telles les tours d'une gigantesque cathédrale. De ce point du futur site olympique, on avait une vue qui englobait plusieurs vallées. Pourtant, aucun de ceux qui déambulaient aux alentours ne profitait de ce paysage extraordinaire. À ce moment, tous suivaient des yeux la civière transportant le corps retrouvé à l'intérieur du bâtiment.

Rédacteur: Thomas Bauduret mardi 03 mai 2022
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