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Roman - Policier

Chinatown Beat

Ethnologique - Mafia - Urbain MAJ mardi 18 juillet 2023

Note accordée au livre: 4 sur 5

Poche
Réédition

Tout public

Prix: 7,8 €

Henry Chang
Chinatown Beat - 2006
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Marie Chivot-Buhler
Paris : Points, mars 2021
292 p. ; 18 x 11 cm
ISBN 978-2-7578-8755-4
Coll. "Policier", 5343

Just a little China girl

Jack Yu fait partie des forces de police de Chinatown. Comme il est d'origine chinoise, ses supérieurs pensent qu'il sera mieux là, à sa place "naturelle". Mais tout ça ennuie le détective. Tout d'abord, Chinatown l'endroit où a vécu son père qui vient de mourir et avec qui les relations étaient complexes. Enfin, ça le renvoie sans cesse à une origine dont il aimerait se défaire afin d'être considéré comme un policier comme les autres. Cependant, Jack Yu va être confronté à diverses enquêtes. Une jeune fille a été violée par un inconnu chinois en pleine journée. Surtout, Oncle Quatre, patron des Hip Chings, parrain à l'ancienne, a été retrouvé abattu d'une balle dans la tête dans un ascenseur. Qui peut se cacher derrière cette mort ? Un adversaire, un jeune qui voudrait monter en grade dans le monde criminel ou une la sinistre conséquences d'une affaire plus familiale ?

Comme son titre l'indique, le roman se veut musical et aussi choral. Nous allons donc suivre le détective Jack Yu dans ses enquêtes qui n'aboutissent pas forcément (par exemple, pour l'histoire du violeur, il n'arrivera à rien même si ses investigations permettront à d'autres de régler le compte du criminel). Henry Chang raconte avec différents points de vue (la maîtresse du parrain, un jeune chef de gang, l'histoire du viol) une intrigue rythmée par les différentes actions et descriptions, par la nostalgie du passé ravivée par la mort du père. Cet aspect quasi documentaire, où c'est la dérive du personnage qui emporte la conviction (car l'histoire principale - la mort du parrain -, est quasiment vécue et racontée par les protagonistes du meurtre, le policier ne s'investissant qu'à la fin) forme la force principale de ce roman qui musicalement, pour filer la métaphore, est plus proche de l'élégie et d'un blues léger que d'une symphonie violente ou noire. Une première enquête qui en attend d'autres avec impatience.

Citation

Ils mangeaient, dormaient, respiraient même chinois, ces expatriés ; ils regardaient des films chinois, allaient au supermarché chinois, s'envoyaient en l'air dans des hôtels miteux chinois. L'employé du lavomatique, le banquier, le serrurier, le facteur : tous s'exprimaient en chinois.

Rédacteur: Laurent Greusard mardi 18 juillet 2023
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