L'Affaire Bramard

La veille de l'exécution, le licenciado Bernardo de Mendoza rêva pendant la nuit du premier autodafé auquel il avait assisté. C'était le grand bûcher des luthériens, le 8 octobre 1559, et son oncle avait insisté pour l'emmener, bien qu'il n'eût alors que neuf ans, parce que le nouveau roi était présent et que c'était important, dit-il, pour l'enfant des conversos de savoir dès son plus jeune âge ce qui arrivait à ceux qui défiaient les lois de Dieu et de son Église.
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mardi 16 avril

Contenu

Roman - Thriller

L'Affaire Bramard

Psychologique - Tueur en série - Enlèvement MAJ mercredi 03 avril 2024

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 22,5 €

Davide Longo
Il Caso Bramard - 2021
Traduit de l'italien par Marianne Faurobert
Paris : Le Masque, février 2024
302 p. ; 23 x 14 cm
ISBN 978-2-7024-5105-2
Coll. "Grands formats"

Tueur transalpin

Il y a vingt ans, Corso Bramard était le plus jeune commissaire d'Italie et promu à une longue carrière au vu de ses intuitions. Mais il fallait que sa route croise celle d'Automnal, un monstrueux tueur en série dessinant d'étranges entrelacs dans le dos de ses victimes avant de leur trancher la gorge. Un assassin qui a tué Michelle, la femme de Corso, et a enlevé sa fille... avant de s'évanouir dans la nature sans laisser de traces. Brisé, Corso a donc quitté la police pour aller se faire enseignant dilettante dans un village perdu du Piémont. Sauf qu'il n'est pas débarrassé d'Automnal qui lui envoie régulièrement par la poste des extraits d'une chanson de Leonard Cohen. Dans sa dernière lettre, une analyse démontre que, pour une fois, le tueur a laissé quelque chose : un cheveu, prélevé sur l'une de ses victimes remontant à 1981. L'une des rares à avoir survécu aux sévices de son agresseur... A-t-il commis enfin une erreur, la première ? Corso Bramard sent qu'il est grand temps de mettre un terme à cette affaire. Mais pourquoi l'assassin aurait-il conservé un cheveu si longtemps ?

À lire ce résumé, on pourrait s'attendre un thriller industriel plein de bruit et de fureur comme ceux du compatriote de l'auteur, Donato Carrisi, ou l'excellent Je tue de Giorgio Faletti. On se tromperait : Davide Longo préfère donner à son récit un ton évanescent, traînant comme les langueurs d'un été italien, où évoluent des personnages fracassés par la vie (ce qui fait que l'on pourra reprocher au roman de prendre son temps avant d'entrer dans le vif du sujet). Si le tout se déroule majoritairement en dialogues et digressions, c'est moins pour poursuivre le public des séries télévisées que pour donner un ton de rêve éveillé, tel un Fred Vargas transalpin. Dans ce domaine, si on devine assez vite l'identité de l'assassin, c'est moins le "Qui ?" qui importe que le "Comment ?". Et là où les thrillers anglo-saxons s'ingénient à mouliner de la page où il ne se passe rien, à 280 pages assez peu tassées, l'auteur ne rallonge pas son propos. Vu la rareté des romans italiens à passer l'écueil de la traduction, on ne va pas bouder son plaisir. À savourer sur un disque de Paolo Conte pour se mettre dans le ton...

Citation

Si toutes les femmes étaient capables de s'assoupir au côté d'un barman, d'un professeur ou même d'un voleur, rares étaient celles qui pouvaient dormir aux côtés d'un flic. Un inconvénient que ces derniers partageaient avec les tueurs à gages.

Rédacteur: Thomas Bauduret mercredi 03 avril 2024
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