La Psy

Massimo Capone est un serial killer, pas un criminel mafieux. On ne peut pas mener une vie de serial killer et être affilié à un clan. C'est tout simplement impossible ! Ce sont deux activités qui demandent l'implication de toute l'énergie dont on dispose : on est serial killer à plein temps, même quand on ne tue pas ; et on est aussi camorriste, mafieux, associé de la 'ndrangheta ou de toute autre organisation criminelle... à plein temps ! C'est une manière de vivre, pour certains une mission, en aucun cas un métier.
Gilda Piersanti - Le Saut de Tibère
Couverture du livre coup de coeur

Coup de coeur

La Cité sous les cendres
Dix ans ont passé depuis que Danny Ryan et son fils ont dû fuir Providence et la vengeance d'une fami...
... En savoir plus

Identifiez-vous

Inscription
Mot de passe perdu ?

jeudi 25 juillet

Contenu

Roman - Thriller

La Psy

Psychologique - Huis-clos - Domestique MAJ jeudi 02 mai 2024

Note accordée au livre: 1 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 21,5 €

Freida McFadden
Never Lie - 2024
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Karine Forestier
Montesson : City, avril 2024
384 p. ; 23 x 15 cm
ISBN 978-2-8246-3887-4
Coll. "Thriller"

Gothique en toc

Jeunes mariés, Tricia et Ethan partent pour visiter une maison isolée, mais leur agent immobilière n'est pas là pour les accueillir. Ils découvrent alors que la maison inhabitée a appartenu à une célèbre psychiatre, Adrienne Hale, qui a disparu quatre ans plus tôt sans laisser de traces. Or le couple se retrouve bloqué par une tempête de neige, moment idéal pour que Tricia avoue à Ethan qu'elle est enceinte. C'est alors que Tricia découvre par hasard un cabinet secret où la psy cachait les cassettes de ses entretiens avec ses patients. Psy qui avait développé une liaison avec l'homme de sa vie, mais dont un patient, uniquement identifié par les initiales E. J. (!) commence à devenir menaçant. Quelques indices, confirmés lorsqu'elle trouve un sac de couchage au grenier, convainquent Tricia qu'ils ne sont pas seuls dans ma maison...

Misère ! On a assez documenté, en le déplorant, la décomposition du genre en Anglo-Saxonie, et on croyait avoir touché le fond avec Ruth Ware et consorts, mais là on a littéralement un condensé de tout ce qu'il ne faut pas mettre dans un roman. Par où commencer ? D'abord notre narratrice, selon une tendance actuelle déplorable, ne cesse de se conduire comme une adolescente au cerveau lavé par les "Twilighteries" ou comme une écervelée sortie d'un had-I-but-known poussiéreux : son mari s'appelle Ethan, tout l'entourage de Tricia lui dit de s'en méfier – ce qui est répété ad libitum avec la subtilité d'une grosse Bertha au point que même Gilbert Montagné verrait venir la suite grosse comme une maison – un des patients sur les cassettes s'appelle E. J. et elle ne relie pas les points, ni ne reconnaît sa voix. Et comme si, dans ce genre de roman, on ne comptait pas les pages avant le moment où le mari parfait et tout et tout s'avère être un parfait salaud... Freida McFadden ne semble pas avoir assez de mots pour s'exprimer, comme ce passage interminable ou trouvant un pull en cachemire, notre narratrice répète trois ou quatre fois en quelques lignes à quel point elle adôôôre le cachemire des fois qu'on n'ait pas compris (ce n'est certainement pas la faute de la traduction qui fait ce qu'elle peut avec ce fatras) ; car chaque information se doit d'être répétée encore et encore à peu d'intervalle, comme si l'auteure prenait ses lecteurs et lectrices pour des jambons. Oh ! Et savez-vous que dans une maison abandonnée depuis quatre ans, en-dehors de la poussière (répétée également X fois), on trouve tous les vêtements à leur place et même des œufs frais pour le petit déjeuner (!) sans que personne ne se doute de quelque chose ? Le pire est encore la soi-disant révélation finale, puisqu'il en faut une : si elle est imprévisible, c'est parce qu'elle contredit tout ce qui a été posé précédemment et relève d'un niveau inégalé de rétention d'informations qui aurait peut-être passé à la troisième personne, mais pas avec une narratrice. À ce niveau, on en vient à se demander si quelqu'un, dans la longue chaîne du livre, LIT ces manuscrits qui relèvent de l'insulte au lecteur et semblent n'avoir d'autre ambition qu'une adaptation sur Netflix tout aussi insignifiante. Mais il faut croire que ça marche... Pour un temps, parce que comme disait de mémoire le regretté San-Antonio, "faudrait peut-être voir à ne pas prendre la tronche des lecteurs/trices pour une portion de choucroute..."

Citation

Il existe de nombreux signes facilement identifiables pour repérer une personne qui ment, en particulier si elle n'est pas douée pour le mensonge. En tant que psychiatre de formation, je connais intimement ces signes, des sortes de tics. Ils sont presque trop faciles à repérer.

Rédacteur: Thomas Bauduret jeudi 02 mai 2024
partager : Publier dans Facebook ! | Publier dans
MySpace ! |

Pied de page