Opération Goliath

Je m'appelle Freedom Oliver et j'ai tué ma fille. C'est surréaliste et je ne sais pas ce qui me fait le plus l'effet d'un rêve : sa mort ou son existence. Je suis coupable des deux.
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samedi 08 mai

Contenu

Roman - Thriller

Opération Goliath

Terrorisme MAJ dimanche 19 décembre 2010

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 19 €

Voir plus d'infos sur le site livresque-du-noir.fr (nouvelle fenêtre)

Denis Alamercery
Paris : Les Carnets de l'info, octobre 2010
384 p. ; 24 x 15 cm
ISBN 978-2-916628-89-9
Coll. "Fiction documentée"

Actualités

  • 09/03 Édition: Parutions de la semaine - 9 mars
    Grande semaine de parutions avec des habitués que sont Lawrence Block, James Lee Burke, Karine Giébel, Peter James, Jon Stok et Lisa Unger, mais aussi plus surprenant, Patrick Poivre d'Arvor (qui dix-huit ans après son premier roman policier revient sur des sentiers à se faire battre) et, plus surprenant encore Georges Perec (à lire la préface du roman qui remet le livre dans son contexte, celui d'une œuvre de jeunesse avec ses défauts et ses fulgurances oulipiennes). Les éditions Omnibus s'offrent Émile Gaboriau et William Irish. Au rayon des curiosités, Odyssée Odessa, de Sergueï Dounovetz au Dilettante, et le retour de Rachid Santaki chez Moisson rouge (Des chiffres et des litres).
    Au rayon des curiosités toujours (deuxième étage) se trouvent le Hongrois Péter Nádas avec ses Histoires parallèles (Plon) et le Grec Vassoula Nicolaidès avec Mauvais œil chez Oslo.
    Rayon poche, Denis Alamercery, Jérémie Guez et Sire Cédric, qui ont tous les trois connus une faste année 2011 reviennent en poche.
    Comme le veut la très k-libre tradition, faites votre choix :

    Grand format :
    PK9 : psycho killer au Père-Lachaise, de Alain Audin (Ex æquo, "Rouge")
    Le Pouce de l'assassin, de Lawrence Block (Calmann-Lévy, "Robert Pépin présente")
    Swan peak, de James Lee Burke (Rivages, "Thriller")
    Toi que j'aimais tant, de Mary Higgins Clark (Les Éditions retrouvées)
    Du sang sur les docks, de L. Bernard Coat (Ex æquo, "Hors cadre")
    Nous serons inséparables, de Julia Crouch (Presses de la Cité)
    Le Rire des anges, de Françoise Delmon (Les Presses du Midi, "Crimes et châtiments")
    Odyssée Odessa, de Sergueï Dounovetz (Le Dilettante)
    Le Briseur d'âmes, de Sebastian Fitzek (L'Archipel)
    L'Homme pas Dieu, de Frankito (Écriture)
    Les Dernières enquêtes de monsieur Lecoq, d'Émile Gaboriau (Omnibus)
    Juste une ombre, de Karine Giébel (Fleuve noir, "Thriller")
    Le Crime de la rue de l'Aumône, de Nicole Gonthier (Pygmalion, "Policiers")
    Durable développement : une histoire de province, de Guylaine Govza (Atelier de création libertaire : le Pédalo ivre)
    Le Prix à payer, de Lotte Hammer & Soren Hammer (Actes sud, "Actes noirs")
    Rendez-vous en noir, de William Irish (Omnibus)
    À deux pas de la mort, de Peter James (Fleuve noir, "Thriller")
    Randy Welcome, de Alexandra Julhiet (Robert Laffont)
    Armageddon Rag, de George R. R. Martin (Denoël)
    Histoires parallèles, de Péter Nádas (Plon, "Feux croisés")
    Mauvais œil, de Vassoula Nicolaidès (Oslo, "Noir sang")
    L'Enfant nucléaire, de Daph Nobody (Sarbacan, "Exprim'")
    Le Cerveau de Voltaire, de Franck Nouchi (Flammarion)
    Le Condottière, de Georges Perec (Le Seuil, "La Librairie du XXIe siècle")
    Portrait de l'artiste en tueur, de Gilles D. Perez (Naïve, "Sombres Naïve")
    Rapaces, de Patrick Poivre d'Arvor (Le Cherche Midi, "Romans")
    Saigne pour moi, de Michael Robotham (Jean-Claude Lattès)
    Confession posthume, de Joëlle Rouault (Banc D'arquin, "Roman")
    Eaux-fortes, de Joëlle Rouault (Banc D'arquin, "Roman")
    L'Or de la mort, de Jean-Jacques Sandras (Yvelinédition, "Guy Marais")
    Des chiffres et des litres, de Rachid Santaki (Moisson rouge, "Le Syndicat")
    Jeux de traîtres, de Jon Stock (Fleuve noir, "Thriller")
    Les Voix du crépuscule, de Lisa Unger (Le Toucan)

    Poche :
    Opération Goliath, de David Alamercery (Pocket, "Thriller")
    L'Emblème du croisé, de James Lee Burke (Rivages, "Noir")
    La Marque du teur, de Chris Carter (Pocket, "Thriller")
    Les Pendules, d'Agatha Christie (Le Masque, "Agatha Christie")
    Vinci et l'ange brisé, de Didier Convard (LGF, "Thriller")
    Meurtre pour rédemption, de Karine Giébel (Pocket, "Policier")
    Paris la nuit, de Jérémie Guez (J'ai lu, "Policier")
    Morte la bête, de Lotte Hammer & Soren Hammer (Babel, "Noir")
    Je ne t'ai pas oublié, de Karen Harper (Harlequin, "Best-sellers")
    La Mort n'attend pas, de Peter James (Pocket, "Thriller")
    Les Mystères de Druon de Brévaux. 2, Lacrimae, de Andrea H. Japp (J'ai lu, "Roman historique")
    Jeux de vilains, de Jonathan Kellerman (Points, "Policiers")
    Le Mari, de Dean Ray Koontz (LGF, "Thriller")
    Mine de rien, de Hugo Miserey & Max Obione (Krakoen, "Noircitudes")
    Addiction au crime, de Nora Roberts (J'ai lu, "Roman")
    De fièvre et de sang, de Sire Cédric (Pocket, "Thriller")
    Irréparable, de Karin Slaughter (LGF, "Thriller")
    Hors d'haleine, de Jon Stock (Pocket, "Thriller")
    Liens : Meurtres pour rédemption |Paris la nuit |De fièvre et de sang |Denis Alamercery |Lawrence Block |James Lee Burke |Agatha Christie |Bernard Coat L. |Didier Convard |Serguei Dounovetz |Émile Gaboriau |Karine Giébel |Jérémie Guez |William Irish |Peter James |Andrea H. Japp |Jonathan Kellerman |Max Obione |Gilles D. Perez | Sire Cédric |Lisa Unger |Rachid Santaki

Les terroristes morts se ramassent à la pelle

Arno Fugiers est un ancien soldat embarqué dans la guerre en Irak. Sniper, il a tué des innocents et depuis vit de sa retraite en passant son temps à boire, à se droguer et à coucher avec des prostituées. Mais la rencontre d'un vieil ami, commissaire de police, va changer la donne. Il va se trouver impliqué au sein d'un grave et vaste complot.
Opération Goliath s'inscrit dans la tradition du thriller où un personnage, ici armé de qualités physiques importantes, doit se débrouiller face à une menace qui pèse sur le monde libre. Ici, l'auteur a délibérément et réellement tout centré sur Arno Fugiers que nous suivons de bout en bout. Habituellement l'aventure permet également de transformer le héros, même si ici une pirouette finale semble montrer qu'il va rester le personnage amer, cynique et cependant joyeux qui se démène sur près de trois cents pages.
Car, si souvent, dans ces thrillers, amoralité et cynisme, pressions diverses sont le gagne-pain des méchants, ici, les "gentils" pratiquent, avec humour et distance, les mêmes armes : Arno Fugiers a besoin d'un renseignement ? Il n'hésite pas à tirer une balle dans le genou d'un adversaire pour le faire parler, à s'acoquiner avec la pègre pour obtenir des informations. Un proverbe dit qu'il faut une cuillère au très long manche pour manger avec le diable, Arno Fugiers utilise, lui, de toutes petites cuillères pour sniffer la poudre octroyée par la mafia. Il faut bien reconnaitre qu'autour de lui, les forces des services secrets ou les "méchants" de l'histoire n'utilisent pas, non plus, de la dentelle : nul besoin de Laurence Boccolini pour chasser le maillon faible, une grenade incendiaire est plus efficace. Quand aux "gentils", ils disposent de toutes les ressources d'espionnage pour convaincre les langues de se délier en échange de silences sur des parties fines avec enfants...
Ce qui ressort de ce roman, outre une intrigue rapide, une action sans cesse rebondissante (le principe de la série est que après le texte, un complément journalistique d'une vingtaine de pages développe les informations réelles qui ont servi de base au roman), c'est l'humour et la légèreté avec lesquels Denis Alamercy écrit et développe son histoire. Si cela enlève un peu du suspense et de l'angoisse, cela a le mérite d'alléger l'ambiance et de créer une joie contagieuse qui permet de dévorer le livre en quelques heures.

Nominations :
Prix Cinécinéma Frisson 2011

Citation

Le terrorisme en dehors du fait que c'est moralement répugnant, est une plaie pour les affaires, déclara le mafieux en signe d'assentiment.

Rédacteur: Laurent Greusard samedi 19 juin 2010
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