La petite fille de ses rêves

Tout de même, il s'apprête à délivrer une sacrée performance. D'abord, il va devoir se montrer au sommet de ses talents de transformiste, passant le plus rapidement possible de maître d'hôtel à serveuse. Ensuite, il lui faudra tout à la fois accueillir ses convives, apporter les entrées, discuter avec les clients, conseiller les vins, les ouvrir, débarrasser, servir les plats, s'assurer que personne ne manque de rien, recommencer pour les desserts.
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jeudi 03 avril

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Roman -

La petite fille de ses rêves

Social - Assassinat - Immigration clandestine MAJ dimanche 29 mai 2011

Note accordée au livre: 3 sur 5


Inédit

Tout public

Prix: 20,9 €

Donna Leon
The girl of his dreams - 2008
Traduit de l'anglais (États-Unis) par William-Olivier Desmond
Paris : Calmann-Lévy, février 2011
258 p. ; 21.5 x 14 cm
ISBN 978-2-7021-4140-3
Commissaire Guido Brunetti - à compléter, 18

Ce qu'il faut savoir sur la série

Chronique

Lecteur, ouvre le livre à la page 100, car c'est exactement là que le livre commence ! On se demande bien pourquoi Donna Leon a choisi de le commencer par une vague enquête sur un prête appartenant peut-être à une secte après que le commissaire Brunetti a enterré sa mère. Passons, car on a beau se creuser la tête, on ne voit pas le lien avec l'intrigue principale qui, elle, est bien menée et intéressante. Donna Leon explore ici la communauté Rom de Venise, sujet d'actualité en France comme en Italie, et particulièrement à Venise où débarquent de nombreux migrants venus de l'Est. Brunetti est en effet sur une affaire assez sordide, une fillette de dix ans environ d'après le légiste, qu'il a repêchée dans le Grand Canal. Aucune disparation d'enfants n'a été signalée. Qui est-elle ? Assez vite, Brunetti apprend qu'elle est la fille de Roms qui vivent dans un campement à l'extérieur de Venise. Le commissaire est confronté à ses propres préjugés, à ceux des autres, à son incompréhension face aux comportements d'une communauté qu'il connaît mal, à l'effroi qu'il éprouve face à la mort d'un enfant… et aussi, comme souvent chez Donna Leon, à l'impunité dans laquelle vit une certaine bourgeoisie vénitienne.

Citation

Les gens ne perdent pas leurs enfants. On ne sait plus où on a mis ses clefs ou son portable, on perd son portefeuille ou on se le fait voler, mais on ne perd pas un enfant, surtout s'il n'a que dix ans.

Rédacteur: Marie-Caroline Saussier dimanche 29 mai 2011
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