Les Nouveaux barbares

Il avait encore tué la mauvais personne ! Encore un mort pour rien. Il le voulait ce tableau, maintenant, il le voulait plus que tout, il était prêt à mourir pour l'avoir. Il avait l'impression que le récupérer effacerait toutes les erreurs de ces dernières semaines, toutes ces morts contre-productives, et qu'il pourrait enfin rentrer chez lui.
Henri Bonetti - L'Homme qui avait recueilli les dernières paroles de Gunnar Andersson
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jeudi 03 avril

Contenu

DVD - Thriller

Les Nouveaux barbares

Anticipation MAJ jeudi 24 janvier 2013

Note accordée au livre: 2 sur 5

Grand format
Réédition

Public averti

Prix: 20 €

Enzo G. Castellari
I nuovi barbari - 1982
Paris : Tvor, janvier 2008
1 DVD VF/VOST Zone 2 ; couleur ; 19 x 14 cm

Les coiffeurs du futur

Ce film m'est tombé dessus quand j'ai regardé dans le petit coin à gauche, au fond de la boutique de mon buraliste préféré. Là où il brade ses DVD invendus à 2,50 €. Les Nouveaux barbares, rien que le titre, ça fait rêver. Et la jaquette déchirée d'un trait rouge avec un crâne maousse qui domine cinq visages nous fait comprendre qu'on n'est pas là pour rigoler. Car le film nous plonge dans un univers post-apocalyptique façon Mad Max où un héros solitaire lutte contre le mal incarné par les Templars (pas Simon, les Templars avec un "s" !), une bande de tueurs coquets aux tenues blanches qui ne prennent jamais la poussière et aux coiffures inspirées par Desireless et les footballeurs est-allemands. C'est comme ça, même dans le futur, on connaît les valeurs sures côté tignasse. En revanche, entre le Bien et le Mal, la nuance est plus dure à établir. Sans vouloir les froisser, je dirais même que les Templars ont choisi le côté obscur. Heureusement, il y a Scorpion, un justicier qui est un peu à Mad Max ce que Vincent Lagaffe est à l'humour français. Mais il s'en fout, Scorpion, il n'est pas là pour devenir un sex symbol, mais pour défendre les innocents. Dans un autre contexte, il serait flic ou shérif. Là, il est juste un "guerrier de l'apocalypse" comme le dit joliment la jaquette. Et, il n'est pas seul : Nadir va rapidement lui donner un coup de main. Nadir, alias Fred Williamson, le "Boss" du film du même nom, le capitaine Dobey de Starsky et Hutch au cinéma, l'un des pionniers de la blaxploitation ! Fred, il ne s'est pas mal sorti du rayon coiffure, mais la costumière ne l'a pas loupé : petit serre-tête ridicule sur une tenue de légionnaire romain qui devait faire fureur dans les night-clubs de la côte Ouest à l'époque de La Fièvre et samedi soir. Misère... Mais personne n'ose lui dire tellement il est balèze. En revanche, on peut ricaner du gamin qui lui fournit ses armes, mi-Géo Trouvetou mi-Marcel Dassault du pauvre, des flingues qui font des bruits bizarres, des explosions qui ressemblent à des pétards du 14-Juillet, ou des cascades de débutants... Dans une scène de massacre, on croise même Venantino Venantini qu'on préférait dans Flic ou voyou et, surtout, Les Tontons flingueurs. Mais pour gagner sa vie, il faut parfois accepter des rôles qui paieront la pasta. Parce que cette ligne ne sera pas l'une des plus belles de sa filmographie...

Les Nouveaux barbares : 85 min. réalisé par Enzo G. Castellari sur un scénario de Tito Carpi & Enzo G. Castellari. Avec Giancarlo Preter, Fred Williamson, George Eastman, Anna Kannakis, Ennio Girolami, Venantino Venantini...
Accord parental.

Citation

Je déteste les livres, ils sont le malheur du monde.

Rédacteur: Jean-Noël Levavasseur jeudi 24 janvier 2013
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